I.XXXVII
Vent doux soufflant, vent des monts souverain, Qui voletant d'ailes bien empennées Fais respirer de souëves halenées Ta douce 1-lore au visage serain.
Pren de mes mains ce vase, qui est plein De mille fleurs, avec l'aurore nées, l:t mil' encor" à tov seul destinées, Pour t'en couvrir et le front et le sein.
En cependant au thresor de ces rives Je pillerav ces emeraudes vives.
Ces beaux rubis, ces perles, et saphirs
Pour mettre en l'or des tresses vagabondes Qui çÀ qui là folastrent en leurs ondes. Grosses du vent de les plus doux souspirs.