DU PREMIER JOUR DE L'AN
Au Sei faneur Rcrtrnud Bcrgier
(JDH VI
Voici le Père au double front Le bon Janus, qui renouvelle Le cours de l'an, qui en un rond Amène la saison nouvelle.
ni- rnr.MirR jol-r i;f. l'as- i^9
Renouvelions aussi
Toute vieille pensée
Kt tuons le souci
De fortune insensée.
Sus dona], que tardons-nous encore.' Avant que vieillars devenir, Chassons le soin qui nous dévore, Trop curieux de ladvenir.
Ce qui viendra demain
JA pensif ne te tienne :
Les Dieux ont en leur main
Ta fortune et la mienne, Tu vois de neige tous couverts Les sommets de la forest nue.
Qui quasi envoie à l'envers Le fais de sa teste chenue.
La froide bise ferme
Le gosier des oiseaux,
Kt les poissons enferme
Sous le cristal des eaux.
Veux-tu attendre les frimas De l'hvver, qui desjà s'appreste Pour faire de neige un amas Sur ton menton et sur ta teste >
Que tes membres transis
Privez de leur verdeur.
Ht les nerfs endurcis
'JVemblent tous de froideur?
Quand la saison amollira Tes bras autrefois durs et roides, Adoncq' malgré toi périra Le feu de tes mouelles froides, Que toute herbe ou estuve, Tout génial repas.
Mais tout r.lithne et Vésuve Xe rechauft'eroyent pas.
Mon tils, c'est assez combatu, (Disoit la mère au fort Grégeois) Pourquov ne te resjouis-tu Avecq' ces filles quelquefois ?
Les vins, l'amour, consolent Le triste cœur de l'homme :
(1 ivKFs roMrnrrs nr ). m nniAV