I.cs .iiis Icgcrs s'en volent, \'.\ l.i mon nous .jssoiumc
K' te soiiluiilc pour t'csbaiic
Durant ccstc morte saison,
\Sn plaisir, voire trois ou quatre.
Que donne l'amie maison :
Hon vin en ton celier.
Beau teu, nuict sans souci.
Un ami familier là belle amie aussi.
Qui de son lut, qui de sa voix
Mndorme souvent tes ennuis,
Qui de son babil quelquefois
Te face moins durer les nuicts.
Au lict follastre autant Que ces <:hèvres lascives, Lorsqu'elles vont broutant Sur les herbeuses rives.
DU lOUR DES BACCHANALES
Au Sciencur Rahcsiaii
ODH VII
Quel bruit inusité
A mes oreilles tonne ?
Je suis tout excité
De l'horreur qui ni'estonne :
Mon cœur frémit et tremble,
Evoé, Evoé!
J'ov la voix (c^ me semblej
Dun cornet enroué.
Je voy le deux fois né
L'indique Dieu qui erre.
Le chef environné
De verdovant lierre :
UL |OLK l)i:S HACCH.WALES 19!
Les tiers l\ ^rcs soiispirciU
Sous le )Ou^ odieux
Kt tous paisibles tirent
Son char victorieux.
Maint Satvrc lascif
Riant soustient à peine
Sur un asne tardif
Le chancelant Silène.
Triomphe à la bonne heure.
Dieu, dont fut le butin
Ce peuple qui demeure
Le plus près du matin.
Mon une esprise au feu
De ta liqueur tant bonne.
Ce poétique vn;u
Te consacre et ordonne.
Je te salue Père,
Qui tout souci défens,
Sous ton règne prospère
Fav vivre tes enfans.
Celuv, qui sceut les bois
Et les rochers attraire,
Q.ui fis les trois abbois
Tous esbahis se taire,
Sceut au pris de sa teste.
Combien est périlleux
Blasmer la saincte feste,
De ton nom merveilleux.
Sans jarrets se trouva
Le brave Ro\' de Thrace,
Et ta force esprouva
L'Echionnée race :
Bien que tu semblés cstre
Au ris, banquets et jeux
Plus idoine, qu'adextre
Aux combats outrageux :
Rhete, cest inhumain.
D'une horrible mâchoire
Renversé par ta main
Fut tesmoin de ta gloire,
Quand les fils de la Terre
Osèrent s'avancer
Pour au ciel l'aire guerre, 1-t ton père ofVeiicer.
SaIl^ tov ii'ard qu'à demi La turieuse rtaïuiue De Venu?., o l'anii là du corps et de rame !
Donci)' à force de boire, Xove ou hrusle au dedans I^ fascheuse mémoire De mes soucis niordans.
Ami. ceste rigueur
Au vieil C.uon délaisse :
Mais où est la \igueur De ta verde vieillesse ?
Le soin de ton affaire Que n'est-il endormi "- Quelquefois il faut faire Le fol pour son ami.