‹ Œuvres complètes. Avec un commentaire historique et critiqueChapitre 50 sur 115 · A SON LUTH · texte numérisé non relu

A SON LUTH

Luth qui voulois adoucir les ennuis

Quores le sort qui me lournoit sans cesse.

Ores lamour dune belle maistresse

Ma fait souvent souspirer jours et nuits :

Puis que sans toy. Luth, vivre je ne puis. Comme tu as console ma jeunesse.

Console aussi je te pry ma vieillesse, Mostant l'ardeur de la fièvre où je suis.

Si tu me fais ce bien pour recompense

Quand cest esprit (qui doit, comme je pense, Pour vivre au ciel, bien tost partir d'ici)

Prez d'Appollon ira prendre sa place.

Je te promets de te planter aussi Auprès du Luth du grand prestre de Thrace.

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