A SON LUTH
Luth qui voulois adoucir les ennuis
Quores le sort qui me lournoit sans cesse.
Ores lamour dune belle maistresse
Ma fait souvent souspirer jours et nuits :
Puis que sans toy. Luth, vivre je ne puis. Comme tu as console ma jeunesse.
Console aussi je te pry ma vieillesse, Mostant l'ardeur de la fièvre où je suis.
Si tu me fais ce bien pour recompense
Quand cest esprit (qui doit, comme je pense, Pour vivre au ciel, bien tost partir d'ici)
Prez d'Appollon ira prendre sa place.
Je te promets de te planter aussi Auprès du Luth du grand prestre de Thrace.