‹ Œuvres complètes. Avec un commentaire historique et critiqueChapitre 77 sur 115 · DE J. DU BELLAY · texte numérisé non relu

DE J. DU BELLAY

Me souhaittant de vostre amour espris,

Vous souhaittez en moy la mesme audace

D'un Orion, qu'une nue j'embrasse,

Ou que pour cerfs de mes chiens je sois pris.

Vous souhaittez que de fureur surpris

J'augmente encor' les sepulchres de Thrace, Que de mon nom la mer nommer je face, Ou que je sois ce Chartier mal appris.

Vous souhaittez mon cœur ambicieux

D'une faveur qui n'appartient qu'aux Dieux Mais si tel fruict vient d'entreprises telles,

Souhaittez-moy entreprise moins folle,

Ou si au ciel il vous plaist que je vole, Pour V voler souhaittez-mov des ailes.

Si ceste grâce en vous seule imprimée

Louer pouvoir autant qu'elle est louable, Et si autant que vous estes aimable Autant de moy vous pouviez estre aimée :

Bien peu seroit ceste Laure estimée

Auprès de vous trop plus qu'elle estimable, Et du Toscan le feu vingt ans durable Auprès du mien ne seroit que fumée :

Mais au premier nul ne pourroit attaindre

Et le second qui bien plus est à craindre,

Ne seroit rien qu'une espérance vaine.

Ce souhait donq' qu'il vous plaist de me faire, Trop plus qu'à moy à la France doit plaire, Pour le plaisir qu'elle auroit de ma peine.

Je ne voudrois de vous eslre enflammé Me cognoissant de si peu de valeur, Mais je voudrois que cest heureux malheur D'un plus scavant eust le cœur allumé.

Car s'il estoit autant de vous aimé

Qu'en vous louant celuy seroit d'honneur La France auroit sa part en ce bonheur, Et vostre los seroit partout semé.

Je ferois voir tout ce que l'amour peut

Dessus nos cœurs, et le ciel quand il veut Former ici une parfaite Dame.

Mais pour louer telle perfection, Il me faudroit pareille affection Que ceste-là qui le Pétrarque enflamme.

Si la beauté permettoit d'estre aymee

En si haut lieu d'un tel cœur que le mien. Sans me vanter, dire j'oscrois bien, Qu'oncques beauté ne fut plus estimée :

Non que le vol de ma plume animée Soit pour tenter un vol Icarien, Mais vous louant elle ne craindroit rien, Si de faveur elle estoit emplumee.

Qui voudroit donc un tel Phœnix loiier. Il vous faudroit pour vostre l'advoùer, Luy inspirant la force et le courage,

Ou bien faudroit qu'il tînt le mesme rang De cest esprit, honneur de vostre sang, Qui fut nommé le Phœnix de son aage.

VERS LYRIQ.UES ^q.

Lorsqu'Apollon vient troubler sa prestresse De son divin et sainct aftblement, Son teinct, sa voix, il charge horriblement Et de mortel en elle rien ne laisse :

Mais aussi tost que ceste fureur cesse, Son estomac enflé divinement Devient rassis et tout soudainement Sa deité sous silence elle presse.

Et nul ne peut de TAmour bien chanter Si quelque object ne se vient présenter, Donc s'il vous plaist que vos beautez je vante

Affolez moy de ceste douce erreur, Et m'inspirant une saincte fureur, Ouvrez ma bouche, à fm qu'elle vous chante.

Si des neuf sœurs j'avois l'art mieux appris. Plus sobrement je voudrois en escrire, Pour me donner occasion de dire Que mon sçavoir je mets à trop haut pris.

Je diray donc sans peur d'estre repris

De me vanter, qu'au mestier de la lyre

Je ne suis pas le meilleur, ny le pire,

De ceux qu'on nomme entre les bons esprits.

Mais si j'avois en l'art de Poësie

Pour argument une beauté choisie, Qui fust autant que la vostre louable,

Je n'oserois promettre de chanter

Je ne scay quoy, qui pourroit contenter, • Si mon labeur luy estoit aggreable.

Bien qu'imparfait, j'ay toutefois des yeux, Non pour juger de vous parfaictement, Mais comme peut l'humain entendement Juger à l'œil de la beauté des Cieux :

Bien qu'ignorant je n'aye receu des Dieux L'art et sçavoir d'escrire doctement, Si donnez vous suffisant argument De vous louer aux moins ingénieux :

Bien que mon sens transporter ne me laisse, Si ay-je bien pourtant la hai'diesse D'oser aymer une beauté parfaite :

l:t qui voudroit telle amour me deffendre, Cela feroit contre un Dieu entreprendre, Contre lequel Loy ne peut estre faite.

Combien qu'amour soit de telle nature Qu'il n'a respect à la condition, Mais par l'object d'une perfection Où il luy plaist fait sentir sa pointure :

Combien qu'il prenne en nos cœurs nourriture De vraye, pure et simple affection, Ne tenant rien de ceste fiction Qu'on attribue k l'Amour en peinture :

Combien encor" qu'il nous esleve aux cieux, Le mien pourtant n'est si audacieux, Que d'aspirer où il ne peut attaindre.

Et quand si haut il me voudroit guider.

D'un contre amour je le voudrois brider. Si par amour amour se peut contraindre.

Cinq et cinq ans sont jà coulez derrière, Que de l'amour argument je n'ay pris, Et que du tout au cours de tels escrits Jusques ici j'ay fermé la barrière.

Et revoici qu'en la mcsme carrière,

Sans y penser, je me trouve surpris,

Non moins ardent d'y gaigner quelque pris

Qu'en la fureur de ma course première.

Il est bien vray que l'aage et les ennuis Et les travaux, dont chargé je me suis.

VERS LYRIQ.UES 205

Ne tardoyent lors mes deux plantes isnelles : Mais de bon cœur j'ay fait un tel recueil, Que seulement la faveur d'un bon œil A mes talons adjousteroit des ailes

Vous avez bien cest angelicque face,

Ce front serain, et ces célestes yeux, Que Laure avoit, et si avez bien mieux : Portant le nom. d'une plus noble race.

Mais je n'ay pas ceste divine grâce,

Ces hauts discours, ces traits ingénieux, Qu'avoit Pétrarque, et moins audacieux, Mon vol aussi tire une aile plus basse.

Pourquoy de moy avons donc souhaitté D'estre sacrée à l'immortalité Si vostre nom d'un seul Pétrarque est digne :

Je ne scay pas d'où vient ce desir-là,

Fors qu'il vous plaist nous monstrer par cela, Que d'un Corbeau vous pouvez faire un Cvgne.

Que d'Apollon vous rymiez les douceurs.

Et ceux auxquels nom de sçavant on donne, Il ne faut point que cela nous estonne. Vous le tenez de vos prédécesseurs.

Lesquels combien qu'ils fussent possesseurs.

D'un grand estât, n'ont tant suivy Bellonne, Que sur l'armet ils n'ayent mis la couronne Qjui ceint le front des neuf sçavantes sœurs.

Et vous suyvant le trac de vos Aveux, Ne desdaignez les sons mélodieux Que nous apprent ceste troppe sçavante,

De là vous vient ce généreux désir.

D'avoir voulu un Poëte choisir. Qui vous peut faire à tout jamais vivante.

Si un souliait qui m'a touché Toreille A peu si bien mon esprit enchanter, Qu'il a contraint ma bouche lie chanter D'un si doux mot la douceur nompareille :

Combien ce Dieu qui nos esprits resveille, Faisant plus haut mes désirs attenter, Feroit aussi plus hautement chanter Ce qui de soy annonce sa merveille ?

Je n'eusse creu qu'une telle douceur

Eust peu tirer si doucement un cœur Qui si long temps n'a bougé d'une place.

Mais or' je croy ce qu'on dit d'Arion,

Mais or' je croy ce qu'on dit d'Amphion, Et ce qu'on dit du grand Prestre de Thrace.

Comme souvent des prochaines fougères

Le feu s attache aux buissons, et souvent Jusques aux bleds, par la fureur du vent, Pousse le cours de ses flammes légères :

Et comme encor' ces flammes passagères Par tout le bois traînent, en se suivant, Le feu qu'au pied d'un chesne auparavant Avoyent laissé les peu cautes bergères :

Ainsi l'amour d'un tel commencement

Prend bien souvent un grand accroissement ; Il vaut donc mieux ma plume ici contraindre

Que d'imiter un homme sans raison, Qui se jouant de sa propre maison, Y met un feu qui ne se peut esteindre.

Voyez, Amants, comment ce petit Dieu

Traitte nos cœurs sur la fleur de mon aage ! Amour tout seul regnoit en mon courage, Et n'y avoit la raison point de heu :

Puis, quand cest aage, augmentant peu à peu

Vint sur ce poinct, où l'homme est le pus sage. D'autant qu'en moy croissoit sens et usage, D'autant aussi decroissoit ce doux feu.

Ores mes ans tendans sur la vieillesse,

Voyez comment la raison nous délaisse Plus que jamais je sens ce feu d'amour.

L'ombre au matin nous voyons ainsi croistre, Sur le midi plus petit apparoistre^ Puis s'augmenter devers la fin du jour.

Pour tant d'ennuis que j'ay soufferts. Madame, Pour vostre amour depuis cinq ou six ans, Pour tant de pleurs et de souspirs cuisans, Que j'ay tirez du plus profond de l'ame.

Je demandois ce baiser qui sans blasme, Sans jalousie ou peur des mesdisans, (Fureur commune entre les Courtisans) Se peut donner de toute honneste Dame.

Mais vous m'avez, soit par vostre rigueur, Soit par pitié, ayant peut estre peur, QjLi'cn vous baisant mon âme fust ravie.

Nié ce bien, helas ! si c'est pitié

N'en usez point envers mon amitié.

Car telle mort me plaist mieux que la vie.

Bien que le Dieu des autres messager, Avec l'esprit dont il vous fit largesse. Ait mis en vous sous ce front de Déesse Je ne sçay quoy d'inconstant et léger :

Bien que soyez comme ce passager

Oyseau sans pieds, qui volette sans cesse. Si par la pluye ou par la neige espaisse Il n'est contraint à terre se ranger :

Je priray tant le Dieu, qui vous a faicte En tout le reste excellente et parfaicte.

Qu'il estera cette imperfection :

Et verseray des pleurs un tel orage.

Qu'il contraindra vostre amour trop volage De s'arrester sur mon affection.

Le ciel ne pouvoit mieux nous monstrer son sçavoir, Qui en vous formant. Madame, et si sage et si belle, Et qu'en vous départant de grâce naturelle Autant qu'une Déesse en pourroit mesme avoir.

Mais si vous faisant telle, au Monde il a fait voir, En un suject mortel sa puissance immortelle. Vous reserrant ainsi eu prison si cruelle, Il a f;iit son envie esgale à son pouvoir

Las, qu'est-ce que j'ay dit ? ce n'est pas par envie, Que vostre liberté le Ciel vous a ravie, Plustot pour nostre bien il vous cache à nos yeux.

Car qui verroit de près vostre céleste face, Feroit son Paradis en ceste terre basse. Et ne voudroit jamais l'aller cercher aux cieux.

Xe vous estonnez point que d'un si beau visage, On soit ainsi soigneux. L'homme avaricieux Garde avecques le soin son thresor précieux, Son thresor impossible, et n'en a point l'usage.

Consolez-vous plus tost et de vostre dommage

Tirez quelque profit, cognoissant que les Dieux Comme un rare thresor, vous cachant à nos yeux De vos rares vertus nous donnent tesmoignage.

Sil n'est permis au corps jouir de sa clarté. Le Cœur qui avec foy porte sa liberté. Doit comme vertueux maintenir sa franchise

Et qui sçait si l'amour, sçachant que le plaisir Qui plus est deffendu donne plus de dcsir, Pour captiver autruy en prison vous a mise ?

Nou, que je croy qu'Amour se soit vangé de vous, Pour ce que de rigueur vous soyez trop armée, Les Dieux ne vous ont point si parfaite formée Pour armer de rigueur un visage si doux :

Mais je croy que l'Amour vous cache ainsi de nous, Pour ce qu'une beauté si digne d'estre aimée Avecques trop de soin ne peut estre enfermée, Et que de vous, Madame^ il est mesme jaloux.

Il est jaloux de vous, ou vous veut faire entendre

Cela qu'en liberté vous n'eussiez sçeu comprendre Combien est ennuyeuse une captivité,

Afin qu'esgalement et belle et pitoyable,

Vous traictiez doucement un captif misérable Qui a par vos beaux yeux perdu sa liberté !

Je ne souhaitte point me pouvoir transformer. Comme fit Juppiter en pluye jaunissante. Pour escouler en vous d'une trace glissante Cest ardeur qui me fait en cendre consommer.

L'or peut un huis de fer (ce dit-on) deflfermer.

Et la force est trop plus que la foudre puissante : La force donte tout, mais elle est languissante Contre un cœur qui pour l'or n'est appris à aimer.

Je souhaitte plustost pour voir ce beau visage Où le ciel a posé son plus parfaict ouvrage L'anneau qui fit en Roy transformer un Berger.

Car je ne voudrois pas, vous ayant favorable

Changer ma pauvreté en un sceptre honorable Non pas mesmes au Ciel ma fortune changer.

Pasle est la Mort : de pasleur est dépeinte Ceste beauté qui sur tout autre excelle. Tout meurt par mort, tout meurt pour l'amour d'elle, Ou moins qu'en mort n'est l'espérance esteinte.

Froide est la mort : elle est de neige ceincte, Et comme neige est toujours pure et belle : Comme la mort elle est sourde et cruelle. Et de pitié, non plus qu'elle est attaincte.

On peint la mort sans yeux : mais ceste-ci Est cler-vovante, et plus cruelle aussi, Paissant ses yeux de voir nostre martyre :

Et si ne va le penser eftroyaut,

Comme la mort, mais fait qu'en la voyant Tout iïentil cœur si douce mort désire.

Emerveillé désormais je veux croire

Ce que l'on dit d'Orphée et d'Amphion : Et ce qu'on dit du Dauphin d'Arion, Ne me sera plus fable, mais histoire :

Puis que le lut dessous ta main d'yvoire Cause eu nos cœurs pareille affection, Ayant attaint à la perfection Du plus bel arc des filles de Mémoire.

Rien que douceur ne resonne ta voix

Rien que divin ne fredonnent tes doigts, Et rien qu'honneur ton visage ne porte :

Dans tes yeux luit le brandon de Cypris

De ton amour l'Amour mesme est espris Et qui te voit, voit la haine en toy morte.

Ces deux beaux yeux dont mon cœur jouissoit Pourquoy de moy s'eslongne leur lumière ? Q.ui m'a privé de la clarté première Du beau soleil où mon œil le dressoit ?

Où est ce front qui mon dueil appaisoit,

Ce front serain ? ceste honneste manière

Qui retenoit mon ame prisonnière.

Et d'un doux feu sainctement l'embrasoit ?

O chastes yeux ! ô soleil dont mon ame

D'amour, de grâce, et de vertu s'enflamme !

O front divin ! o gestes pleins d'honneur ! Quand vous verray-je ? helas, et quand sera-ce, Que d'approcher, d'appaiscr ma douleur.

Et d'arbre encor, vous me ferez la grâce ?

Bien que je semble à ceux qui sont sous terre N'ayant aucun sentiment ni pouvoir.

Ne laissez pas s'il vous plaist de me voir, Vous verrez bien une image de pierre.

Si cest humeur qui l'oreille me serre Ne me permet autre bien recevoir, L'œil qui fera d'autant plus son devoir Vous respondra, si vous daignez l'enquerre

Il vous dira qu'amour avec son traict, M'a si avant engravé le pourtraict De vos beautez chef d'œuvre de Nature,

Qu'un diamant autre taille prendroit

Plus volontiers que mon cœur ne voudroit Se transformer en une autre figure.

Comme l'on dit que la félicité

De ces esprits qui au ciel ont leur place, Gist seulement à voir de Dieu la face, Et se mirer en son éternité :

Ainsi l'amant, qui la divinité

De son object tant seulement embrasse.

Comme eslevé de ceste terre basse.

Ne pense plus en autre deité.

C'est ce qui fait que mon âme ravie

De contempler a conceu telle envie,

Ceste beauté, seul miroir de mes yeux :

Ceste beauté, dont la saincte merveille. Sans le plaisir qu'on reçoit par l'oreille, Me peut donner tous les plaisirs des Dieux.

Quand je pouvois (ce qu'ores je ne puis)

Gouster le miel de ce tant doux langage, Vous me cachiez ce céleste visage, Et ses beaux veux dont esclave je suis.

Ht maintenant que mes tristes ennuis,

Me font plus sourd qu'un essourdi rivage. Vous souhaitiez voir une froide image Errant au front des éternelles nuicts.

O quel malheur, 6 quelle estrange peine !

Je puis bien voir, comme en peincture vaine, Ce qui ne sert qu'à me faire mourir.

Je puis touclier ceste main blanche et tendre,

Voir ces beaux veux, mais je ne puis entendre Ce doux parler qui me peut secourir.

J'av de vous voir beaucoup plus grand envie, Qu'un prisonnier de voir sa liberté Ni qu'un aveugle a de voir la clarté.

Ni qu'un mourant de se revoir en vie.

Amour le veut, mon désir nVv convie,

Mais quelque dieu ou quelque astre irrité, M'a, sans avoir ce malheur mérité.

De vous ouïr la puissance ravie.

Je puis bien voir ceste grande beauté.

Mais je ne puis, ô quelle cruauté 1 Ouïr la voix d'une si belle Dame.

Helas ! Amour, le plus puissant des Dieux,

Rends moy l'ouyc, et m'aveugle les yeux, Car je la vois assez des yeux de l'ame.

Vous m'asseurez de me pouvoir guérir,

Du mal qui rend mon oreille essourdie, O plaisant mal ! ô douce maladie.

Si tel remède il me faut requérir !

J'aymerois mieux de ceste main mourir, De ceste main qui m'a l'ame ravie, Qiie recevoir de tout autre la vie, Si autre main me pou voit secourir.

Faites-moy doncq, ceste voix escouter,

Dont la douceur j'aimerois mieux gouster, Que d'Orpheus la harpe chanteresse :

Ou s'il vous plaist me rendre plus heureux, Guarissez moy de ce mal doucereux Que cause l'œil d'une belle Maistresse.

Je n'ay le cœur estreiut de telle glace

Combien que sourd vous me voyez ainsi.

Qu'un marbre froid, qu'un rocher endurci. Lequel jamais n'a bougé de sa place.

Et toutefois le saint harpeur de Thrace, Par les accords de son luth adouci, Jadis aux bois, et aux rochers aussi.

Comme l'on dit fît bien suyvre sa trace.

Ke doutez donc, que je ne vous entende.

Bien que ma voix responce ne vous rende. Pour n'usurper sur mes yeux ce devoir.

De vostre voix les douceurs nompareilles, A mon esprit donneront des oreilles, Pour vos propos sainctement concevoir.

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