On peut consulter pour la visite les ouvrages suivants
Marian. Socin : Tractatus de Visitatione. — Paul. Fuscus, episcopus Sarnen., libri duo de Visitatione. — F. Felicianus, episc. Comen., Manuale Vis/ latorum. — Annibal R oeh i, Tracta lus de Visita t ione. — Alphons. Vilagut., SpecwZum Visitatorum. — Luc. Antonius Resta, O irectorium Visitationis. — Michael Timotheus, Instructio compendiosa visitationis ecclesiasticæ. — Paul.Salodi, Praxis Visitaiionis. — Bartholomeus Gavantus, Praxis Visitationis episcopi. — Giuseppe Crispino, Trattato délia Visita pastorale. — Gaudentius a Janua, De visitatione prælatorum. — Chaillot, Traité delà visite pastorale , dans les Analecta ,/uris pontificii , t. 1, col. 511-543 ; t. II, 1984-2033. — Archipresbyter S. FIorentq, Manuale novissimum pro visi tandis ecclesiis a vicariis episcopalibus et foraneis , dans les Ephemerides liturgicæ, 1888-1891.
dans le Bulletino ecclesiastico , qu’il dirige avec tant de talent, nonseulement le texte original, mais encore sa traduction revue et corrigée. Puis il a eu l’heureuse idée d’en faire un tirage à part, pour faciliter la diffusion d’un si précieux document. Je dois un exemplaire de ce tirage spécial à son obligeante amitié ; je tiens à le remercier ici,, tout en le félicitant de son initiative, qui prouve à la fois son érudition et son zèle pour les choses de l’Église.
Ce n’était pas encore assez. Comme les livres italiens vont peu ou point à l’extérieur, j’ai demandé à l’admirateur de Benoît Xïlï l’autorisation de reproduire son travail, ce qu’il m’a gracieusement accordé. Je m’empresse d’en tirer parti au profit de mes compatriotes, et de suite je fais réimprimer l’opuscule publié à Bénévent, avec quelques modifications toutefois, comme c’est mon droit et peut-être aussi mon devoir.
Naturellement, je supprime Pitalien, et je ne le remplace pas par une traduction française, que je crois inutile, m’adressant plus particulièrement au clergé. Puis, comme l’érudit chanoine n'a pas eu en main l’édition princeps, j’ai pensé qu’il serait agréable au moins aux amateurs d’avoir en note les passages modifiés ou supprimés dans les éditions subséquentes; l’œuvre, sans y gagner beaucoup en importance, sera ainsi plus complète et perfectionnée. J’ignore quels motifs ont décidé le pape à faire ces changements de détail, qu’il fallait indiquer pour ne pas être taxé d’omission ou d’ignorance: je ne vois la nécessité de la suppression que là où le mot italien était employé pour mieux déterminer le sens du terme latin, car avec la traduction ce mot faisait double emploi.
Dans la première édition, le texte est à deux colonnes, et va, dans les décrets synodaux, de la page 81 à la page 109. Les alinéas y sont très fréquents. Ainsi les deux premiers numéros de l’édition du Bulletin en forment cinq dans l’original. Je n’ai pas cru à pro pos de renouveler ce morcellement dans ma réimpression, trouvant plus rationnel de grouper tout ce qui, se rapportant au même objet, est fait évidemment pour rester uni. Je ne doute pas qu’on ne préfère voir imprimer sur une seule ligne: Pyxis : auro linita intus , plutôt que sous cette forme primitive:
« Pyxis :
« Auro linita intus. »
Le cardinal Orsini mettait deux ans à visiter son diocèse, qu’il avait en conséquence divisé en deux, faisant une année une portion et l’année suivante une autre partie. A cet effet, il avait dressé deux tableaux: « Tabella f oppidorum visitandorum uno anno. » — « Tabella oppidorum visitandorum altero anno. » Le premier tableau renferme les noms latins de quarante et un pays ; il y en a cinquantesix dans le second. La reproduction de ces tableaux se trouve seulement dans l’édition de 1724, avec le titre: « Itin'erarium S. visitationis biennio complendæ, juxta antiquum moremhujus S.Ecclesiæ, ad tenorem edicti sub die 2 julii 1698emanati. »
J’ai cherché inutilement l’édit en question dans tout le recueil des édits que possèdent les archives, dans le Synodicon dicecesanum S. Beneventanæ Ecclesiæ (Bénévent, 1723, un vol. in-folio); mais j’ai rencontré, dans cette seconde compilation, à la date du 24 août 1687, un « editto indittivo délia visita generale », qui énumère en abrégé, et en italien, les points principaux sur lesquels doit porter la triple visite locale, réelle et personnelle. C’est beaucoup moins détaillé que la méthode de Césène, que le cardinal Orsini paraît avoir totalement mise de côté pendant sa longue administration à Bénévent. En tout cas, la seule méthode officielle est celle du synode diocésain de 1724, dont voici le texte intégral, avec les variantes anciennes, qui quelquefois indiquent que le changement constaté dans l’édition publiée à Rome fut réellement intentionnel.
METHODUS VISITATIONIS, VISITATIO LOCALIS, REALIS ET PERSONALIS, AD USUM S. BENEVENTANÆ ECCLESIÆ
Visitatio localis et realis. — Pars prima.
i. De sanctissima Eucharistia.