‹ Œuvres complètesChapitre 134 sur 372 · Du Baptistère · texte numérisé non relu

Du Baptistère

L’évèque visite le baptistère après le Saint Sacrement : « A sanc- 1 tissima eucharistia ad baptisterium. » {Pontifical.)

1. On examine comment est le « font » baptismal, en marbre, ■ pierre ou métal, seules matières non spongieuses et capables de re-

1. « Præcedatsemper acolythus, vel alius minister deferens laternam » (Rituel.)

tenir Y « eau », et s’il est fermé à clef, afin que personne ne puisse y toucher 1 . L’eau affectée au baptême doit être « renouvelée deux fois l’an », le samedi saint et la veille de la Pentecôte 2.

2. Dans les baptistères disposés pour le baptême par infusion, on se sert, pour verser Peau, comme l’indique le Rituel, d’une « cuiller d’argent 3 » . Le baptême par immersion a encore lieu à la cathédrale de Bénévent et dans presque tout l’archidiocèse. L’immersion cependant n’est pas complète : on se contente de plonger la tête de l’enfant dans la cuve.

3. Le (( saint chrême» et l’« huile des catéchumènes » sont contenus dans des « vases, au moins en étain », vissés à la partie supérieure et remplis de « coton » pour éviter toute effusion, au cas où ils tomberaient à terre. Des initiales, gravées sur le couvercle, permettent de distinguer à première vue les deux vases 4. L’onction devant se faire avec le pouce, une spatule de bois ou de métal est non seulement inutile, mais encore essentiellement défendue par la S. G. des Rites.

4. Un « petit bassin » ou plateau, « au moins en étain, » pour le « sel bénit que l’on doit mettre sur les lèvres de l’enfant s ».

1. « Quisque fontes baptismales lapideos habeat bene mundos; quos si habere non poterit, vas aliud ad hoc opus solum deputatum teneat. » [Pontifical.) —

« Baptisteiium sit decenti loco et forma, materiaque solida et quæ aquam bene contiueat, decenter ornatum etcancelliscircumseptum, sera et clave munitum atque ita obseratum ut pulvis vel aliæ sordes intro non pénétrent. » (Rituel.)

2. « Ac primum intelligat parochus, cum hujussacramenti materia sit aqua vera et naturalis, nullum alium liquorem ad id adhiberi posse. Aqua vero solemnis baptismi sit eo anno benedicta in sabbato sancto Paschatis vel sabbato Pentecostes, quæ in fonte mundo nitida et pura diligenter conserv^tur. » (Rituel.)

3. « Vasculum, seu cochlear ex argento, vel alio métallo nitidum,ad aquam baptismi fundendam super caput baptizandi, quod nulli præterea alii usui deserviat. » * (Rituel.) • Ubi vero baptismus fit per infusionem aquæ, cavendum est ne aqua ex infantis capite in fontem, sed in sacrarium baptisterii prope ipsum fontem extructum defluat, aut in aliquo vase ad hune usum parato, recepta, in ipsius baptisterii vel in ecclesiæ sacrarium effundatur. » (Ibid.)

4. « Chrisma et oleum sacrum sit in suis vasculis argenteis aut saltem stanneis, bene obturatis : quæ vascula sint inter se distincta etpropriam unumquodque inscriptionem habeat majusculis litteris incisam, ne quis error committatur. Ad usum vero quotidianum minora habeantur vascula ex argento, si fieri potest, aut stanno, sive separata, sive etiam conjuncta; apte tamen distincta et bene cooperta et cum suis inscriptionibus. . . . Ut effusionis periculum caveatur, commodum erit in his vasculis bombacium seu quid simile habere, oleo sacro et chrismateseparatim perfusum, in quo pollex, cum opus est, ad inungendum immittatur. » (Rituel.)

5. « Sal, quod in os baptizandi immittendum est, si benedictum sua peculiari benedictione. » Rituel.) « Vasculum cum sale benedicendo, vel jam ut dictum est benedicto. » (Ibid.)

5. «Un linge plissé®, nommé en italien cufftotto, et en français chrémeau, dont on couvre la « tête de l’enfant 1 », au lieu du vêtement blanc que portaient anciennement les néophytes. Il sert à tous indistinctement.

6. Un « ciborium » ou couvercle bombé « en bois », tapissé à l’intérieur d’une « garniture blanche en soie ». Si ce ciborium devait ressembler à celui de l’autel, il remplacerait le dais requis plus loin, il faut donc chercher ici à ce mot une autre signification.

7. Une « étole à pointe, blanche d’un côté et violette de l’autre ». Cette étole, encore en usage à Bénévent, diffère de celle dont on se sert à Rome, en ce qu’elle est coupée au milieu, pour mieux suivre le contour du cou, tandis que l’autre, étant de même largeur partout, doit se replier sur les épaules pour ne pas gêner les mouvements de la tête. Les ornements doubles, fort commodes d’ailleurs, n’étaient pas autorisés autrefois2. La S. C. des Rites s’est relâchée de sa sévérité, quand, pour le diocèse de Tarnow, en Galicie, elle a répondu, le 26 mars 1859, qu’on 'pouvait licitement user de V étole des deux couleurs : « In administrando sacramento baptismi, licite sacerdotem uti posse stola bicolori, ex una parte violacea et ex altéra alba, juxta opportun itatem ex ea parte invertenda quæ colorem præferat a Rituali præscriptum 3 . »

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