Un « pavillon » d’étoffe qui couvre la cuve baptismale
Le blanc, quoique fort salissant, est la seule couleur admise par la tradition. S. Charles le prescrivait en ces termes : « Conopæum ad ciborium totum contegendum adhibeatur, idque a serico aut subserico coloris albi sit. » Le cardinal Orsini faisait la même recommandation dans une de ses visites, et de plus indiquait les dimensions du pavillon; dans les églises pauvres, il n’exigeait qu’un pavillon en perse ou indienne : « Ciborium (baptisterii) habet anti-
1. « Alba vestis in modum pallioli, seu linteolum candidum, infantis capiti iinponendum. » (Rituel.)
2. « Stolæ duæ, ubi commode haberi possunt, una violacea et altéra alba... mutanda. » (Rituel.)
3. La vraie place du baptistère est du côté de l’évangile ou du nord, si l’église est orientée, par conséquent à la gauche de qui entre. C’est ce que lecardinal Orsini rappelle dans deux décrets de ses visites .
c Conspicitur modo baptisterium ab sinistra immédiate intrantis ecclesiam.
« Mandatum est ut fons baptismalis ad formam prorsus revocetur, eum transferendo a latere evangelii altaris majoris. »
quam vestem coloris cœrulei quæ mutari debet in vestem albam comprehendentem etiam operculum fontis.» — « Che il detto ciborio si provega di conopeo di tela di Persia stampata. »
9. Une « image de S. Jean-Baptiste baptisant le Christ1 », statue ou tableau, que l’on rehaussera en l’entourant d’un « ornement » quelconque , niche décorée ou cadre doré.
10. Un « dais » au-dessus des fonts baptismaux, de forme ronde ou carrée, suivant la forme même ou les dimensions de la cuve, en bois peint et doré ou en étoffe de couleur. Cette prescription est tombée en désuétude à Rome.
11. Une piscine ou « sacrarium »,pour jeter l’eau qui a servi au baptême. Le cardinal Orsini, dans une de ses visites, fait cette prescription : « Sacrarium effossum cernitur post fontem cum operculo ligneo, sed mandatum est renovari lapideum ante fontem. » En 1724, on obligea à la fermer avec une plaque de marbre qui s’enlève avec un anneau : « Che si rimetta l’anello alla lapida del sagrario 2. » Il faut aussi une armoire pour les saintes huiles, le sel bénit le rituel, le cierge3, le chrémeau, en un mot tout ce qui est nécessaire à l’administration du sacrement et qu’il importe d’avoir immédiatement sous la main.
12. Une « clôture4 », grille ou balustrade, afin qu’on ne puisse pas pénétrer dans le baptistère, sinon pour la cérémonie du baptême.
Le cardinal Orsini montre aussi l’utilité de cette clôture dans ce texte de son 37e synode : « Compléta vero unctione ac violaceis paramentis exuto ministro albisque jam convestito, tum demum clathros ingrediantur electi descendantque in fontem sacrum. »