De l'église
1. « Toiture. » On doit la faire examiner au moins une fois l’an, pour qu’il n’y ait pas d’infiltrations d’eau qui pourraient nuire aux i voûtes. « Ecclesiæ vestræ bene sint cooperlæ et mundæ. » ( Ponti - (i fical.)
Le cardinal Orsini, qui songeait à tout, dans une de ses visites fit établir des chéneaux pour que l’eau fût déversée au dehors :
I « Tectum præsertim proYideri debet ut aqua extra parietes expellatur. »
i. « Scias, frater charissime, quoniam non permittunt jura ecclesias sine ministris ac dote coosecrari. » (Pontifical.)
2. Une « rente annuelle » spécialement affectée à l’entretien de la toiture. Je lis dans les visites de l’archidiocèse de Bénévent : « Clie si purghi da teli ragni il sotto tetto. »
3. Le « plafond adhérent à la charpente ou la voûte ». Je demanderai, avec saint Charles Borromée, qu’à l’entrée de la semaine sainte on la débarrasse des toiles d’araignées qui s’y fixent trop souvent.
4. « Murailles de l’église. » Qu’elles soient maintenues en bon état et avec décence.
5. « Fenêtres fermées par des vitres. » La Sacrée Congrégation des Rites a récemment défendu de peindre sur les vitraux d’autres figures que les saints inscrits au martyrologe romain, et cela afin d’arrêter le scandale trop souvent renouvelé d’y voir représentés des personnages vivants.
6. « Images des Saints. » Il faut observer à leur égard les prescriptions du concile de Trente et du décret d’Urbain VIII, qui les soumettent au contrôle direct de l’évêque, et rejettent impitoyablement toute innovation, toute bizarrerie et tout costume non conforme à la tradition.
Les saints se distinguent par un nimbe d’or et les bienheureux par un simple rayonnement de la tête, ainsi que l’a déterminé la Sacrée Congrégation des Rites.
Monacelli demande à l’occasion de ces images : « An imagines sanctorum exponantur in ecclesiis adorandæ priusquam ab episcopo benedictæ? An imagines sacræ sint depictæ in locis sordidis aut locis irreverentiæ obnoxiis? An deformatæ et deturbatæ? inde enim tollendæ sunt, vel restaurandæ et, si fierinequit, dealbandæ. » (S. C. Episc., in Veneta , 22 maii 1596.)
7. L’église admet une ou plusieurs « nefs ». Les nefs latérales doivent surtout être considérées comme des dégagements. S’il y a des chapelles sur les côtés, il importe de les isoler de la foule par des balustrades.
Le Pontifical veut que le portique soit bien fermé : « Atria ecclesiæ sint bene munita. »
8. Le « pavé » doit être monumental comme l’église. Il ne convient pas qu’il soit semblable à celui de la rue, en asphalte par exemple, ni analogue à celui des maisons particulières. Çonstantin a
sagement défendu par une loi de figurer la croix sur le pavage, afin qu’on ne soit pas exposé à la fouler irrespectueusement aux pieds. Saint Charles Borromée en fait une recommandation expresse : « In pavimento neque pictura neque sculptura crux exprimatur, nec vero præterea alia sacra imago ac ne alia item quæ sacri mysterii typum gérât. »
Comme l’évêque n’a pas seulement à s’occuper de l’état matériel de l’édifice, il sera utile de relire les vrais principes sur le respect dû aux églises, tels qu’ils nous sont enseignés par Rome dans une constitution de S. Pie V et une circulaire de Clément XI.