‹ Œuvres complètesChapitre 25 sur 372 · Revue de l'art chrétien, 1884, p · texte numérisé non relu

Revue de l'art chrétien, 1884, p

donc, par là même, autorisées à avoir un tabernacle à l’autel principal (p. 270-271).

P. 279. Lorsqu’une messe de Requiem se célèbre à un autel où est conservé le Saint Sacrement, le parement ou devant d’autel doit être, non pas noir, mais violet, comme le pavillon du tabernacle. « Nesqualien. — Utrum prohibitio in exequiis et missis cantatis de requie nigri panni et pallii ejusdem coloris respiciat altare ubi asservatur Sanctissimum Eucharistiæ Sacramentum ? S. R. G. resp. : In casu, tum sacri tabernaculi conopœum, tum pallium altaris esse debent violacei coloris. » (1er déc. 1882.) Rome tient donc autant au parement, que nous avons supprimé partout en France, qu’au pavillon, que nous avons si improprement nommé conopée.

Le gaz est interdit sur l’autel pour rillumination, lors même que les cierges de cire seraient en nombre réglementaire. « Novarcen. — An super altari, præter candelas ex cera, tolerari possit ut habeatur etiam illuminatio ex gaz, vel an usus prædictus prohiberi debeat ? S. R. C. resp. : Négative ad primam partem, affirmative ad secundam. » (8 mars 1879. )Non seulement le gaz est une innovation, mais il répugne profondément au symbolisme chrétien : sans parler des inconvénients qu’il présente, il répand dans le lieu saint une odeur désagréable, peu digne du culte liturgique.

Je note dans la livraison de juillet un décret important donné pour Faenza en 1869. La Congrégation des Rites prohibe l’usage du pétrole et des huiles végétales (distinctes de l’huile d’olive) pour l’éclairage de l’église; toutefois, les Ordinaires peuvent dispenser de cette loi, selon leur prudence, mais dans le cas de nécessité seulement. « Minime adhiberi posse petrolium vel aliud oleum ex vegetalibus ad illuminandam ecclesiam, sed in casu tantum necessitatis ex prudentia ordinariorum. »

N° 8, août.

Un évêque d’Allemagne a consulté au sujet du concours pour les paroisses, ajoutant « qu’il ne se fait pas en langue latine, mais en langue vulgaire, suivant l’usage du pays, où les leçons même de théologie sont données en cette langue ». La Congrégation du Concile, le 7 avril 1883, a répondu : « Mens est ut episcopus curetusum latinæ linguæ in scientiis, præsertim theologicis, tradendis, quantum fieri poterit, promoveri » (p. 379).

1 seminari clericali , da Vincenzo Ambrosiano; Naples, un vol. in-12.

Ce livre fait autorité sur la matière’; aucun ne traite mieux et plus complètement le sujet, qui semble épuisé maintenant.

L’auteur est un ancien lazariste, que la révolution italienne a sécularisé lors de la suppression des couvents, et qui a acccepté un poste d’archiprêtre dans l’archidiocèse de Bénévent. Là il occupe ses loisirs à de doctes publications; la plus importante et la plus utile est incontestablement celle qui concerne les séminaires.

M. Ambrosiano a enseigné en Italie d’abord, puis en France, dans les grands séminaires de Carcassonne, d’Alby et de la Rochelle. Il a donc pour lui l’expérience, ce qu’il est facile de constater à chaque page.

La base de sa doctrine est le concile de Trente, qu’il commente et interprète d’une manière fort heureuse. La comparaison qu’il établit entre les séminaires italiens et les séminaires français est des plus curieuses et des plus intéressantes. Nous avons beaucoup à profiter de la méthode italienne, de même que les Italiens auront tout à gagner, à partager leurs séminaires, comme les nôtres, en grands et petits.

Ce volume est trop substantiel, trop compact pour pouvoir être analysé : il faut le lire en entier, lentement, pour bien se pénétrer de toutes les vérités qu’il contient.

Nous regrettons vivement qu’il n’en existe pas une traduction française. Espérons qu’elle ne se fera pas attendre et qu’un éditeur intelligent lancera dans le clergé cette œuvre vraiment opportune.

Quoi qu’il en soit, nous ne saurions trop la recommander aux évêques d’abord, parce qu’ils ont la haute direction des séminaires, puis aux recteurs et professeurs eux -mêmes, aux chanoines députés pour la surveillance des séminaires; enjun mot, à tous ceux qui, un titre quelconque, s’occupent de la constitution, de l’organisation, du développement et de l’enseignement des maisons où les clercs se forment à la vie ecclésiastique. Ils y apprendront beaucoup de choses qu’ils ignorent et qu’il leur importe extrêmement de savoir pour n’être pas au-dessous de leur mission.

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