‹ Œuvres complètesChapitre 47 sur 372 · PROGRAMMES · texte numérisé non relu

PROGRAMMES

En 1861, je fondai à Paris une revue mensuelle, pour aider à la propagation du droit canonique et appliquer les principes que j’avais appris à Rome. L’éditeur m’imposa le titre la Paroisse. Pour corriger ce qu’il avait de trop étroit et exclusif, même de gallican, j’ajoutai en sous-titre : Revue liturgique , canonique , littéraire et archéologique.

Après avoir scrupuleusement approfondi les livres de la liturgie romaine, nous éprouvons le besoin de revenir sur ces textes féconds et de les élucider, de les compléter par des études spéciales qui en fassent mieux ressortir le but et la valeur. Nous avons cru le moment opportun pour établir un lien de plus entre tous ceux à qui la liturgie est chère.

Tels sont les motifs puissants qui nous ont déterminé à créer une revue qui n’existait pas en France, et à présenter au clergé, qui veut bien nous honorer de ses sympathies et de ses conseils, l’organe qu’il appelait de tous ses vœux.

Nous développerons bien simplement ici notre programme, et nous dirons avec franchise quelles idées présideront à la rédaction de cette feuille mensuelle.

Et d’abord, tout nous porte vers la sainte liturgie romaine, non moins notre conviction personnelle que la nécessité présente, puisque presque tous les diocèses de France sont actuellement revenus au rit de l’Église, mère et maîtresse de toutes les Églises.

Or, Rome, pour nous, fait loi, et nous lisons sa législation dans les livres qu’elle nous met aux mains, le Bréviaire, le Missel, le

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