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Extr. de la Paroisse, 1861, p

Pontifical, le Rituel, le Cérémonial des évêques, le Martyrologe et les décrets de la Sacrée Congrégation des Rites.

« Le règne des expédients est fini, a dit excellement M&r l’évêque « de Poitiers : il faut que le règne des principes commence. »

Nous insérerons dans notre Recueil les décisions émanées du Saint-Siège, parce qu’elles contiennent la législation en matière de rites, ou interprètent d’une manière sûre et authentique les lois antérieures. Le premier rang convient de droit à l’autorité la plus élevée.

Nous tâcherons de former dans une suite d'articles de fond un corps de doctrine et d’enseignement à l'usage de tous, surtout dans les questions essentiellement pratiques, et nous chercherons à porter la lumière parmi celles que la controverse a pu obscurcir.

Constamment occupé du présent, nous ne négligerons pas pour cela le passé, surtout cette époque si brillante du Moyen-Age, dont il reste encore tant de traces, même dans les livres les plus réformés. L’archéologie est trop populaire aujourd’hui, trop utile surtout en mainte circonstance, pour que nous ne nous empressions pas de lui ouvrir nos colonnes et d’écouter ses graves enseignements.

La Chronique résumera les faits saillants qui se seront passés dans le courant du mois, et la Bibliographie rendra compte des publications nouvelles adressées par les auteurs au bureau de la Revue, ou dignes par leur mérite intrinsèque d’être analysées et signalées à l'attention des lecteurs.

Le rit romain n’est pas aussi absorbant et exclusif qu’on l’a fait en quelques endroits. Aussi, recueillerons-nous avec avidité et intérêt tout ce qui sera relatif à nos traditions et à nos usages, qu’il sera toujours permis de regretter, lors même qu’une loi sévère les écarterait de la pratique usuelle.

Nous nous attacherons encore aux dévotions populaires, sous quelque forme qu’elles se produisent, et si parfois elles s’écartent trop de la règle, nous nous permettrons de leur rappeler les vrais principes dont elles doivent s’inspirer.

Nous consacrerons aussi, de temps à autre, quelques articles au droit canonique, représenté, avec tant d’autorité, par les deux revues publiées à Rome : les Analecla juris pontificii et la Correspondance de Rome. Grâce à la bienveillante amitié du rédacteur en

chef de ces excellentes feuilles, nous donnerons à nos lecteurs une analyse exacte de la doctrine contenue dans chaque cahier.

Ce qui concerne les congrégations religieuses d’hommes et de femmes, les institutions paroissiales, les confréries, etc., etc., fera l’objet d’une étude spéciale qui offrira beaucoup d’intérêt et d’utilité pratique.

Enfin, nous glanerons dans le vaste champ des siècles écoulés quelques pages oubliées ou méconnues, que le nom de leur auteur ou la suavité de la composition recommanderont à notre sollicitude.

Il nous reste à remercier les collaborateurs zélés, non moins qu’érudits, qui ont bien voulu accepter la rude tâche d’alimenter cette revue, et c’est de grand cœur que nous convions à prendre la plume avec eux, non pour nous, mais pour l’honneur de la cause que nous défendons, ces intelligences d’élite que l’étude de la Sainte Liturgie unit dans une commune estime et affection de tout ce qui vient de l’Église et a pour mission de conduire à Dieu.

Les adhésions nous vinrent, dès le début, de divers côtés. Je vais en citer quelques-unes.

Monsieur l’abbé. Une publication dirigée par vous, avec les doctrines que je vous connais, ne peut manquer d’avoir mes sympathies... Je ne puis savoir s’il me serait possible de vous être utile autrement que par mes vœux. Pour ceux-là, ils vous sont bien acquis. Veuillez me permettre de vous en offrir l’expression.

Adr. de Conny, doyen de la cathédrale de Moulins. Moulins, le 8 février 1861.

Monsieur l’abbé, Vous me faites trop d’honneur en pensant que ma collaboration peut être de quelque utilité à la revue la Paroisse. Entre vos mains, elle ne peut manquer d’obtenir un juste succès, que je lui souhaite de tout mon cœur, car les principes qu'elle soutient sont les miens, et, ce qui vaut beaucoup mieux, sont ceux de l’Eglise. Je crois que votre Revue rendra de grands services au clergé français en redressant de fausses idées et en faisant connaître les décisions des Congrégations romaines.

Je suis en ce moment bien surchargé de travail et ma santé est bien mauvaise; aussi je ne puis prévoir quand je pourrai vous envoyer quelque chose. Mais soyez bien persuadé, Monsieur l’abbé, que mes sympathies les plus complètes vous sont acquises et à la belle tâche que vous poursuivez avec tant de courage et de dévouement.

Agréez, Monsieur l’abbé, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux et dévoués. F. Paul Piolin.

Abbaye de Solesmes, 10 février 1861 .

Luçon, 27 février 1861.

Monsieur, Je ne puis que louer l’esprit, vraiment catholique, exprimé dans votre lettre, comme devant animer votre Revue. De même j’ai trouvé d’excellents sentiments et un louable dessein, dans le programme de la Revue, signé de l’éditeur et publié par le journal le Monde , 18 février. Néanmoins, je vous avoue que dans ce programme un paragraphe me paraît de trop, et il est de nature à produire plus de mal que de bien. C’est ce paragraphe : « Le rit romain n'est pas aussi absorbant et exclusif qu’on «. l'a fait dans quelques endroits , etc. » 11 est très vrai que le rit romain n’exclut pas les louables coutumes, supposé qu’elles ne soient contraires ni aux rubriques, ni aux décrets; mais il faut reconnaître aussi que les partisans du droit coutumier opposé aux lois liturgiques, et les amateurs de la fantaisie, en fait de liturgie, abusent singulièrement de ce principe ; et que c’est là leur langage. En effet, que signifient ces derniers mots de la phrase : en quelques endroits ? N’est-ce pas une censure à l’adresse des diocèses où l’on a établi sincèrement la régularité liturgique? Grâces à Dieu, le diocèse d’Angers est de ce nombre, et j’aime à croire, l’exactitude de vos doctrines me donne même l’assurance que vous avez contribué à obtenir cet heureux résultat.

La phrase qui suit, dans le programme, n’est pas plus heureuse que la précédente, elle est même encore plus inopportune, « aussi , etc., qu’il sera toujours permis de regretter, lors même qu'une loi sévère les écarterait, etc. ».

A quoi bon entretenir, exciter même des regrets inutiles? Ceci ne s’accorde pas avec l’excellent dessein exprimé dans votre lettre : « populariser, expliquer et faire aimer la sainte liturgie romaine ; » ni avec l’esprit qui se manifeste dans le reste du programme. 11 y a sans doute d’anciens usages qui sont louables en eux-mêmes, bien que les lois liturgiques actuelles ne les admettent plus, mais ordinairement la discipline liturgique actuelle a des avantages qui compensent ces anciens usages, et elle est plus appropriée aux temps présents. Mais ne sait-on pas aussi que beaucoup de ces usages, prétendus anciens et louables, sont des innovations et des malentendus ? Surtout, comme je l’ai déjà dit, il est fort inopportun d’entretenir des regrets inutiles pour des usages que le droit n’admet pas, auxquels il s’oppose, quels que soient d’ailleurs ces usages.

La sincérité de votre dévouement pour les saines doctrines me fait présumer que j’ai pu vous exprimer franchement ma pensée, comme je viens de le faire.

Je me ferai un plaisir de vous adresser mes publications sur la liturgie: alors vous en rendrez compte, si vous le jugez convenable.

Veuillez agréer, etc. A. Bourbon, chanoine.

Cahors, 4 février 1861.

Je m’empresse de me mettre au nombre de vos abonnés. Depuis longtemps je faisais des vœux ardents pour la création d’une œuvre de ce genre. UFuvre indispensable de nos jours et qui sera comprise de tous les esprits qui ont à cœur de voiries sciences liturgiques et canoniques se développer de plus en plus.

Celte Revue deviendra le journal nécessaire de tout prêtre, soit par les matières importantes qui y seront traitées, soit par le soin que vous mettrez à recueillir les décrets qui émanent du Saint-Siège. Bientôt, j’en ai la douce confiance, le grand nombre de vos abonnés me montrera l’importance et le sérieux de cette précieuse Revue.

Daignez recevoir, Monsieur, l’assurance du respect le plus profond de celui qui aime à se dire le plus grand admirateur de vos œuvres.

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