Concile de Trente, sess. xxii, c
principalement l’apôtre saint Paul nous apprenant que celui qui sert dans la milice de Dieu doit éviter les affaires de la vie présente , afin de plaire à celui à qui il s’est consacré x, nous défendons à tous ecclésiastiques, surtout dans les ordres sacrés, de se faire solliciteurs de procès et de prendre des emplois qui les occupent du soin des choses temporelles1 2. En quoi pourtant nous n’entendons pas comprendre ceux qui, par charité et par obéissance à leurs évêques, donneraient secours aux pauvres, aux orphelins, aux veuves et aux lieux de piété , comme l’Église chargeait autrefois les diacres de ces sortes d’emplois. Leur interdisons aussi tous les jeux de hasard; le jeu de paume et de boule en lieux publics et à la vue des séculiers, la chasse qui se fait avec bruit et armes à feu ; ainsi que le port de toutes sortes d’armes, toutes ces choses leur étant défendues parles saints canons.
Si mandons à tous doyens, chapitres, curés et supérieurs des églises de veiller à l’exéculion de notre présente ordonnance, et à notre promoteur d’y tenir la main, de la faire publier et signifier à qui il appartiendra et afficher dans les sacristies.
Donné à Paris, en notre palais archiépiscopal, le douzième jour d’août mil six cent quatre-vingt-dix-sept.
Louis-Antoine, archevêque de Paris. — Par Monseigneur, Chevalier .
Je termine par deux remarques. L’archevêque ne garde que ses prénoms, abstraction faite du nom de famille, dans Ten-tête et dans la signature. Ainsi le voulait la tradition ecclésiastique, dont on s’écarte maintenant beaucoup trop facilement et sans raison.
Le secrétaire, au contraire, omet son nom de baptême : c’est une faute réelle.
Le donné est très simple : on y sent la saveur romaine. Qu’il y a loin de cette formule traditionnelle à la formule actuellement usitée en France, que l’on complique inutilement du sceau 3 lequel n’est pas ici à sa place, du seing et du contre-seing !
Ceci soit dit pour la forme; qui est bien aussi à considérer.