‹ Œuvres complètesChapitre 22 sur 142 · LE CHIEN · texte numérisé non relu

LE CHIEN

Laissez -moi regarder à ma montre.

Ho , ho ! huit heures passées. Il est temps

de retourner à la maison pour déjeuner. Voila Champagne qui venait nous avertir. Médor est avec lui. Vous êtes bien content de nous trouver, n'est-ce pas, Médor? Nous sommes aussi bien aises de vous voir , je vous assure. Vous êtes un brave et fidèle compagnon. Voyez comme il remue sa queue , et comme il frétille 1 il nous regarde d'un air si joyeux , que l'on croirait démêler un sourire sur sa physionomie. Dans ïe temps où nous sommes au lit, et profondément endormis, Médor fait sentinelle, et ne permet pas aux voleurs d'approcher de la maison. Lorsque votre papa est à la

chasse , Médor court d'un côté et d'autre a travers les champs , et fait lever le gibier, pour que votre papa le tire. Quoi-

qu'il soit très-courageux , et qu'il exposât sa vie pour défendre son maître si on osait l'attaquer , il est d'un si bon natu-

INTRODUCTION FAMILIERB

rel , qu'il laisse les petits enfans jouer avec lui sans les mordre , pourvu cependant qu'ils ne lui fassent pas de mal.

Le brave Médor ne demande d'autre récompense de ses services que de petites caresses, une légère nourriture, et la permission de nous accompagner quelquefois dans nos promenades. Il mérite bien notre attachement par celui qu'il nous témoigne : aussi a-t-il été de tous temps le symbole de la fidélité.

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