‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 48 sur 78 · MARRONNIER D'ELISA · texte numérisé non relu

MARRONNIER D'ELISA

Do la MndelcifK».

Le marronnier planté pour elle Grandit sous la rosée; il monte, il prend Tessor. Que les hivers soient doux a sa tige nouvelle-, Que des troupeaux errants la dent l'épargne enoor; Si je le vois jamais aussi beau qu'elle est belle , Jamais chêne orgueilleux n'égaiera Tessor

Du marronnier planté pour elle.

2io LE MARRONNIER D'ÉLISA.

Le marronnier planté pour elle Livre an soleil d'avril ses bonrgeons eatr'ouverts. Printemps, de tes couleurs prodigue la plus belle -, Nuit, tes pleurs les plus frais versés du haul des airs ; Soleil, les plus doux feux de ta chaleur noavelle-, Donnez, prodiguez tout aux bourgeons entr'ouverts

Du marronnier planté pour elle !

Le marronnier planté pour elle Se couronne en riant de ses premières fleurs. L'oiseau qui vient de naître, h leur blancheur nouvelle, Vient confondre Téclat de ses jeunes couleurs^ Chantre léger des airs, tu deviendras fidèle En commençant d'aimer sur les premières fleurs

Du marronnier planté pour elle!

Le marronnier planté pour elle Perd tour à lour loin d'elle et reprend ses rameaux Quand ses jours sont flétris, en vain l'homme ra| Ceux dont il a jonché le chemin des tombeaux

LE MARR05MER D ÉLIn\. ta

Plos de retour pour eax, plas de frakJkeor ii»:*ït«:L.!... Ils s** effeuillent pourtant ainsi que ks rameiix Do marronnier planté pijor eC«?.

Le marronnier planté poor elle Voit se faner les miens dans Tété de mes ans ; Ne viendra4-elle donc que si la mort Taf-peDe? Eh bien! que je succombe; et, soos Ilierbe d<?s cham^t^, Ed tombant de ses mains qn*nne feuille se mêle Aax feuilles que sur moi jettera tous les ai»

Le marronnier planté pour elle.

adieu!

De Saint-Just.

Adieu , Madeleine chérie , Qai te réflédiis dans les eaoK , Gomme une fleur de la prairie Se mire au cristal des ruisseaux.

Ta colline, où j'ai vu paraître Un beau jour qui s'est éclipsé, J'ai rêvé que j'en étais maître^ Adieu! ce doux rêve est passé.

ic>

244 adieu:

Assis sur la rive opposée , Je te vois, lorsque le soleil Sur tes gazons boit la rosée, Sourire encore k ton réveil, Et, d'an brooillard pâle entoarée, Qoand le jour meurt avec le bruit , Blanchir comme une ombre adorée Qui vous qiparall dans la nuit.

Doux trésors de ma moisson mûre, De vos épis un autre est roi; Tilleuls dont j'aimais le murmure, Vous n'aurez plus d'ombre pour moi.

Ton coq peut tourner k sa guise, Qoeher, que je fuis sans retour :

Ce n'est plus k moi que la brise Lui dit d'annoncer un beau jour.

Cette fenêtre était la tienne, Hirondelle, qui vins Xùger Bien des printemps dans ma persiennc, Où je n'osais te déranger;

Page 1