‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 49 sur 78 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Dès que la feuille était faoée, Tu partais la première, et moi, Avant toi je pars celte année; Mais reviendrai-je comme toi?

Qu'ils soient Tamour d'un antre maître, Ces pêchers dont j'ouvris les bras!

Leurs fruits verts, je les ai vus naître; Rougir je ne les verrai pas.

J'ai vu des bosquets que je quitte Sous l'été les roses mourir-, J'y vois planter la marguerite :

Je ne l'y verrai pas fleurir.

Ainsi tout passe, et l'on délaisse Les lieux où l'on s'est répété :

tt Ici luira sur ma vieillesse » L'azur de son dernier été. »

Heureux, quand on les abandonne, Si l'on part, en se comptant tous, Si l'on part sans laisser personne Sous l'herbe qui n'est plus k vous.

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