ADIEU
Dès que la feuille était faoée, Tu partais la première, et moi, Avant toi je pars celte année; Mais reviendrai-je comme toi?
Qu'ils soient Tamour d'un antre maître, Ces pêchers dont j'ouvris les bras!
Leurs fruits verts, je les ai vus naître; Rougir je ne les verrai pas.
J'ai vu des bosquets que je quitte Sous l'été les roses mourir-, J'y vois planter la marguerite :
Je ne l'y verrai pas fleurir.
Ainsi tout passe, et l'on délaisse Les lieux où l'on s'est répété :
tt Ici luira sur ma vieillesse » L'azur de son dernier été. »
Heureux, quand on les abandonne, Si l'on part, en se comptant tous, Si l'on part sans laisser personne Sous l'herbe qui n'est plus k vous.