ACTE 1, SCENE I
ELVIRE
Le Qd Campéador, Votre vaillant parrain, mon père, qui sommeille, N'eût jamais peint, je crois, cette rose vermeille, Ces fleurs d'azur, ces lis de blancheur éclatants : 11 fut dans un autre art passé maître k vingt ans.
Le Gd ne portait pas cette robe de bure.
ELVIRE
Non; son noviciat s'est fait sous une armure : U Maure s'en souvient.
RODRIGUE
Est-ce ma faute, à moi , S je passe oublié sur cette terre ?
ELVIRE
Eh quoi!
Alvar Fanés, le brave, a-t-il pu laisser croître, Peut-îl laisser vieillir son fils au fond d'un cloître ? Lui , compagnon du Qd !
RODRIGUE
Aux autels consacré.
De mon partage, enfant, je n'ai pas murmuré : Mon frère allait mourir; pour le sauver, ce frère, A Dieu je fus promis par un vœu de ma mère.
ELVIRE
Qui TOUS lie 2i jamais?
RODRIGUE
. Pour la première fois Vous me le demandez depuis près d'un long mois...
ELVIRE
B vous a paru long?
RODBIGUE.
Que j'ai franchi la grille, Pour vivre sous le toit du Cid et de sa fille.
ELYIRE.
Bien malgré voqs, Rodrigue : il fallut vous forcer De connaître ce monde avant d'y reoopcer.
RODRIGUE
La règle Tordonnait.
ELVIRB.
A quoi bon? forn^q vaine!
Le vœu de votre mère ^ jamais \(m eacbaîpe.
RODRIGUE
n ne peut m'end^aiper sans mop consentement ^ L'aurait-elle voulu?
ELVIRE
l^ais cet engagement , Vous Taccept^s?
RODRIGUE
Je doute, et c'est l^ mon SDppljoe.
ELVlflp.
Quand vous po^v^z c^oisjr l^rmure ou le cilice , Vous doutez!... |lien ^u saqg aura çouIé ce soiri Les glaives soqt crqe)s , et mieux ywti )>nce|isoir : Préférez aux éclairs dont leur cl)çiç étincelle Le travail innocent où votre main excelle; D promet de longs jours k qui tient des pipceaitx. Préférez aux combats Tart de guérir nos maux , Et les sucs bienfaisants qui ferinept la blessure Aux armes qui la font : celte gloire est plus sûre.
Quel dédain !