‹ Œuvres complètesChapitre 122 sur 324 · PEUPLE · texte numérisé non relu

PEUPLE

BEH-SàID j après etoU regardé qaelqaes monenta te Cid nns parler.

A la fin , noble Cid , nous Yoilk face à face !

Pai traversé les mers, les monts, et dans Fespace

J'ai semé par milliers les trépas entre nous

Poar l'apprendre mon nom et t'en rendre jaloux :

En troubler ton sommeil est Thonneur qui me tente ^

Le tien m'a si souvent réveillé sous ma tente!

LE CID

Je Êds ce que je puis, Maure, et ferme les yeux, Sans m'informer , le soir , si quelque autre a fait mieux ^ Pas même toi : partout pour brave on te renomme-, Mais il reste toujours, si grand que soit un homme , Gloire pour tous au champ, comme place au soleil, Et jamais aucun nom n'a troublé mon sommeil.

BEN-SAÏD

Tu le dis : je te crois ] mais ta réponse est fièrc , Quand les vents jusqu'à vous apportent la poussière Que chassent devant eux nos épais bataillons. Quand vingt rois sur ce bord plantent leurs pavillons. S'il eût commandé seul ces tribus innombrables Gomme les feux du ciel et les grains de vos sables, Ben-Said, k traiter ne s'avilissant point, T'aurait redemandé, son cimeterre au poing. Le sang dont Tizonade, en frappant, s'est trempoe... Car OD sait aux déserts le nom de ton épée -,

20i LA FILLE DU CID.

Et ce Babieça qui sous loi fend les airs, On le cite en exemple aux coursiers des déserts. J'eusse écrasé les tiens; je hais toute ta race. Hors toi seul : ta clémence égale ton audace. Ils m'ont porté, les tiens, deux coups si douloureux, Qu'au hasard d'y périr , de mes griefs contre eux J'aurais déjà cherché jusque dans tes murailles La réparation au fond de leurs entrailles. Devant les yeux d'ÂlIa fut-il courroux plus saint? Mais homme qui se venge et femme qui se plaint! Je ferai mon devoir; bien qu'un pareil message Dût le froisser, ce cœur où saigne mon outrage, Bien que de ma vengeance il dût briser l'espoir, J'ai voulu m'en charger.

LE cm.

Pourquoi donc?

BfiN-SAÎD.

Pour te toir.

Écoute; mais d'abord regarde cette plaine; Nous serons cent contre un : est-il vaillance humaine Qui puisse te sauver si tu n'es secouru? Et de tes alliés pas an seul n'a paru. Dans l'infant d'Aragon en vain ton cœur espèlré : 11 ne sait que pleurer; car j'ai tué son père. En vain dans la Navarre : orpheline par moi, La Navarre est sans chef; car j'ai tué son roi. Que te reste-t-il donc? la Castille ; elle est brave, Alphonse est brave aussi, mais il te veut esclave ; Tu refuses de l'être, il te trahira.

LE CID

Non,

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