‹ Œuvres complètesChapitre 148 sur 324 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

Que doit enorgueillir le succès de ses armes *, Soabonneur, c'est le vôtre; ah! parlez... Dieu! deslarmei»! Contre un malheur si grand vous que j*ai vu si Tort, Vous pleurez!

Ll C10.

Par pitié!...

FAUÈS^ àyalt.

Que répondre?

ELVIRE

II est mort!

PANÉS, auCid.

Tais-toi.

Rodrigue est mort!

FÀNÈS , au Cid.

Son erreur est cruelle^ La vérité pourtant le serait plus pour elle. L'entendre me t&rait.

ELVIRE

Immolés sous vos yeux , Ils vont en aom vengeant rejoindre leurs aïeux* Que de gleîre et de deuil dans la même journée , Où la même douleur vow est deux fois donnée ! Vous n'irez pas da moins entre leurs deux tomlx^aux Pleurer seul, prier sent sons des lauriers si beaux ; J'y veux porter aussi mes pleurs et ma prière. Rodrigue !..« Qoev! si jemie, et d'une armée entière Le modèle k vingt ans!... Hélas! il s'est h&té De faire en moins d'on jem son immortalité. De la céleste paix c'est Dieo qui le retire Pour cueillir au combat les palmes du martyre ;

Il les cueille, cl, vers Dieu trop pi-ompl a reloiimer, Il n'a pris que le temps de vous en couronner.

LE CID, èElyire.

Tu lui brises le cœur. Viens, Fanés.

fànès.

Ah! ma fille, Ce titre a pu deux fois t'unir k ma famille : Un coup, bien que mortel, ne m'a pas abattu; Mais contre le second je reste sans vertu : Jamais, jamais ma fille!

(LeCidreatraine.)

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