SCENE V
ELVIRE
Ainsi jeunesse et gloire.
Première émotion que donne la victoire , Magnanimes plaisirs qu'il peine il a connus, Lauriers pour lui fanes aussitôt qu'obtenus , Tout s'est anéanti. Quand son père l'approuve. Quand je puis l'avouer, cet amour que j'éprouve, Il est mort ; et ce cri : « Rodrigue, je t'aimais!... » Rodrigue, mort pour moi , ne l'entendra jamais ! Pour moi ; je l'ai voulu ; sa perle est mon ouvrage. Pouvais-je donc, ô ciel! douter de son courage? Avais-je, en l'adorant, besoin pour l'admirer De l'exposer au coup dont il vient d'expirer? il fut a lui, ce cœur que la reconnaissance. Qu'un pur enthousiasme a mis sous sa puissance. Du jour que je le vis, ange consolateur,