‹ Œuvres complètesChapitre 156 sur 324 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

RODRIGUE, LE Cil).

LE CID

Rodrigue !

RODRIGUE , à part, en faisant on pas poar sortir.

Où me cacher?

LE GID.

Reste.

RODRIGUE , de même , en m rapprochant du Cid.

Mon sang se glace.

LE CID

Nos braves au banquet vont bientôt prendre place.

Et le Qd ne Ya pas s'asseoir au milieu d'eux?

LE ClD.

Tête-k-tête, filleul, nous dînerons tous deux.

RODRIGUE

Avec vous, moi?

LE CID

Veux-tu ?

RODRIGUE

Moi!

LE CID

Cœurs à loulc épreuve, D'un tel acharnement ils n'ont jamais fait preuve ; Sans avoir mis h bas trois Maures de sa main , Pas un pour m'obéir n'a rebroussé chemin. De ces vieux batailleurs Torgueil est intraitable *. H faut leur ressembler pour s'asseoir h leur table, Et... n'en dis rien, de moi je ne suis pas content^ Je me suis mal montré.

RODRIGUE

Sepeut-il?

LE CID

En partant, J'avais la tête fière-, on eût dit à m'entendre Que dans ma noble ardeur je devais tout pourfendre ; Mais, soit qu'un mal soudain plus tard vint l'amortir, Soit que le froid des ans se fit en moi sentir, Je n'étais plus le Cid.

RODRIGUE

Quoi!

LE CID

N'en parle h personne; Il se peut qu'à leur table un d'entre eux le soupçonne, Il me raillerait.

RODRIGUE

Vous?...

Page 1