SCENE III
LABRANCHE, r^ LA POMMERAIE.
LÀB1JL5CHE.
On ne peut pas bafouer une passion sérieuse aier plus dMgnominie. Quand je pense que j'ai toujours eu comme une rage de Yoir le Capitole ! Si je n'étais pas dans b maison de son juge, j'irais reprocher à celle ingrate... Mais ne m'a-t-il pas dit qn elle était ici pour m^empêcher d^al- 1er Tentretenir au Grand-Cerf? Assurons-nous du Tait.
( II va regarder par le troa de la aerrare. ) NoU , C'CSt die j la TOilà qui
rêve! Peut-être bien qu'elle compose.
LA POMMERAIE, aTccterrear, en entrant.
Je ne puis tenir chez moi-, je Fy vois partout.
LABRAIfCHE , après avoir regardé de noareau.
Son aspect m'irrite, et dans ma fureur, je vais mo
venger... (En se retournant poars'enaller.} SUr le marchand do
drap.
LA POMMERAIE , apercevant Labranche et poussant un cri.
Ah!
LABRANCHE
Oh!
LA POMMERAIE, à part.
Ou je rêve encore, ou c'est lui ! *
LABR ANCHE, de mémo.
Fiez-Y0U8 donc aax paroles de ce Crispin !
LA POMMERAIE , de même.
Si je croyais aux spectres , je penserais que j'en vois un face li face.
LABRANCHE, de même.
U n'y a pas de figure contre laquelle je ne voulusse changer la mienne dans ce moment-ci.
LA POMMERAIE , 4 Labranche , qui fait on pas pour sortir.
Qui êtes-vous, monsieur?
LABRANCHE
J'ai l'avantage d'être le secrétaire de M. Dorante; mais je crains d'importuner. ..
LA POMMERAIE
Restez. Je vous ai vu quelque part.
LABRANCHE
Monsieur le conseiller aura daigné m'apercevoir hier sur la grande place, dans la compagnie d'un cavalier de maréchaussée, mon ami intime. ( a part.) Je me retranche derrière son uniforme.
LA POMMERAIE
Non, monsieur^ je vous ai vu ailleurs...
LABRANCHE, à part.
S'il ne me vient pas un expédient, je suis perdu.
LA POMMERAIE
Dans des circonstances graves, monsieur, dans des circonstances terribles.
LABRANCHE
Graves, monsieur le cx)nseiller^ terribles, dites-vous?.. Il est arrivé quelque chose k La Thibaudière?