‹ Œuvres complètesChapitre 251 sur 324 · ACTE 111, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE V

dîence approche; et, dans le trouble où je suis, puis-je écrire un nouveau rapport?

JULIR.

Et s'il suffisait d'en signer un?

LA POMMERAIE

Celui de Dorante? Je ne le peux pas , madaipe ; comme magistrat, je ne le dois pas. J'ai ma conviction; jamais!

JULIE

Alors, je reste.

Ah! mon Dieu!

JULIE , allant s'asseoir.

Je ne sors pas d'ici.

LA POMMERAIE

Que faites-vous?

JULIE

Je ne quitte pas ce fauteuil.

LA POMMERAIE

Mais on peut vous surprendre chez moi.

JULIE

On nous surprendra ensemble.

LA POMMERAIE

Vous arrêter.

JULIE

On nous arrêtera tous deux.

LA POMMERAIE

Mais vous vous perdez.

JULIE

Nous aurons le même sort.

LA POMMERAIE, A part.

Oh! les femmes! les femmes! Je ne me suis lire d'un

abime que pour tomber dans un autre, (a juue.) Allons, je cède , je promets tout ce que vous exigez \ je signerai tout ce qui vous plaira.

JULIE

Faites-le donc.

LA POMMERAIE

Je vais le faire... mais on vient, madame, on vient : ah! fuyez, cachez-vous...

JULIE . qui se lève précipitamment.

J'ai votre parole.

LA POMMERAIE , qui la pousse vers l'appartement de Dorante.

Je vous la donne, mais, je vous en conjure, fuyez!... (Reyenant.) Si ccla durc, jc mourrai k la peine.

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