LES MÊMES, CORNIQUET, CAVALIERS DE MARÉCHAUSSÉE
qui restent an fond.
CORNIQUET.
Moi, un scélérat, monsieur le président !
DORANTE , à part.
Si je le laisse parler, je veux rester muet toute ma vie.
LE PRÉSIDENT
Approche, et réponds.
LA MMMERAIE.
Modérez-vous !
LE PRÉSIDENT
Laissez-moi, mon gendre, (àcomiquet.) N'a8-4tt pas proréré, hier matin, des menaces de meurtre contre un gentilhomme et son épouse, logés à Tauberge du Grand-Cerf.^
CORNIQUET.
Oui; mais...
DORANTE
Taisez-vous!
LE PRÉSIDENT
Tais-toi! JN'as-tu pas dit que tu voulais tuer jusqu'k Taubergiste?
CORNIQUET.
Oui, si...
Taîsez-vous !
LE PRÉSIDENT
Tais-toi!
LA POMMERAIE, à part.
Mais Taccusation devient vraisemblable.
LE PRÉSIDENT
Ne m'as-tu pas surpris un ordre pour appréhender au corps ladite épouse dudit gentilhomme?
CORNIQUET.
Oui, parce que...
DORANTE
Taisez-vous !
LE PRÉSIDENT , montrant Dorante à La Pomineraie.
li interroge vraiment bien. (AComiquet.) Quand je t'ai fait arrêter, hier, sous la prévention de mensonge envers la justice, ne t'es-tu pas évadé dans l'intention manifeste d'exécuter tes menaces du matin?
CORNIQUET.
Je n'avais d'autre intention...
Taisez- vous!
LA POMMERAIE
Monsieur le président, je ne dois pas souffrir...
LE PRÉSIDENT
Laissez-moi, mon gendre, je suis sous l'inspiration.
(ACorniquet.) TaiS-tOÎ !
CORNIQUET.
Cette fois je ne disais rien.
DORANTE
Alors, puisque vous n'aviez rien ^ dire, taisez-vous!
LE PRÉSIDENT
N'as-tu pas rôdé autour de l'auberge , comme un témoin l'assure?
LA POMMERAIE
Où est -il, ce témoin?