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ACTE III, SCÈNE VIII. 4ot

LE PRÉSIDENT

Je ne le connais pas, mais il raffirme.

DORANTE

Et cela suffit.

N'as-iu pas rôdé autour de Tauberge, et ne t'y es-tu pas introduit furtivement a Tbeure probable oix le crime a été commis?

CORNIQUET.

Je Tavoue; mais je ne savais même pas...

DORANTE

Taisez-vous !

LE PRÉSIDENT

Tout cela est donc avéré, prouvé, avoué par toi , et tu n'as pas pu trouver un mot pour te justifler.

CORNIQUET.

Mais vous ne m'avez pas laissé parler.

DORANTE

Les cbarges sont accablantes.

LA POMMERAIE , à part.

Je me fais horreur à moi-même.

LE PRÉSIDENT, à Corniquet.

Ainsi, malbeureux, tu as assassiné une femme.

CORNIQCET.

Moi!

LA POMMERAIE, vlfement.

La victime est une femme?

LE PRÉSIDENT

Est-ce que vous croyez que c'est un bomme

Tout le monde dit que c'est un homme.

LA POMMERAIE, à part.

Il n'est que trop vrai.

LE PRÉSIDENT

Ainsi, malheureuK, tu as assassiné un homme.

CORNIQDET.

Mais je n'ai assassiné ni homme ni femme.

LE PRÉSIDENT

Il faut cependant bien que ce soit l'un ou Taulre.

CORNIQUET.

A moins que ce ne soit personne!

LE PRÉSIDENT

Cest impossible-, car il n'y aurait i)as eu de meurtre, alors.

CORNIQUET.

Eh bien ! il n'y a peut-être pas eu de meurtre.

DORANTE

Cest plus impossible encore \ est-ce que Crispin ne s'est pas assuré de l'existence du crime?

Crispin ! il s'est seulement assuré de la personne du criminel.

CORNIQUET.

Donc, monsieur le président...

DORANTE

Donc vous êtes le criminel , puisque c'est vous qu'il a pris.

LE PRÉSIDENT, tirant à part La Pommeraie et Dorante.

Que diable l'accusé veut-il me dire, mon gendre? voilk une objection qui me prend k l'imprévu. Qu'est-ce que vous y ré|)onâriez ë ma place?

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