ACTE I, SCENE II
Sans système exciusir : et tu feras de même ; Tu nommeras Nelbroun, non parce que je Taime, Mais parce que Nclbroun est loyal comme moi , Et qu'il a mérité d'être nommé par toi.
EDOUARD.-
Quel feu!
C'est qu'entre nous le vieux marquis m'alarme.
EDOUARD
Lui?
SIR GILBERT
Quelqu'un qui t'écrit.
EDOUARD
Sa nièce ?
SIR GILBERT
Sous le charme N'es-tu pas retombé?
EDOUARD
J'aime lady Strafford.
SIR GILBERT
Ta Julia!
EDOUARD
Je l'aime, et le temps rend plus forl Un attrait qui pour moi commença dès l'enfance , Et contre elle, à vingt ans, me trouva sans défense. N'avez-vous pas vous-même approuvé cet amour ?
SIR GILBERT
Il ne fut pas heureux.
EDOUARD
Il le fut jusqu'au jour Où, rejoignant les Stuarts sur la terre étrangère.
a LA POPULARITÉ.
Elle épousa Tami , le savveur de son père.
SIR GILBERT
Tu trouvai» bien àe» torts à cet objet chéri.
EDOUARD
Torts qu'elle a réparés;
SIR GILBERT
En perdâmt son mari.
EDOUARD
Ne raillez pas, de grâce! et rendez-lui justice : Elle fit au devoir un cruel sacrifice^ L'âge de lord Strafford le dit, le prouve assez, Et vous n'en doutez pas, vous qui la connaissez. Elle est libre...
SIR GILBERT
Et déjà votre correspondance Traversant le détroit a comblé la dislance.
EDOUARD
Mais ce plaisir amer, ce bonhettr dévorant.
Qui nous fait regretter te qu'en rêve il nous rend ,
J'en suis, depuis un mois, privé par son silence.
SIR GILBERT
Veux-tu de tes chagrins tromper la violence , Viens me les confier -, avec wm viens t'asseoir Sur ces gazons si frais oà, du matin au soir, Plantant pour tes vieux jours, je vis en solttatre , Après avoir payé ma dette à T Angleterre. Dans ce bien qu'en mourant la mère t'a laissé , Viens-, nous parlerons d'elle et du bonheur passé. D'y fêter enlre nous le jour de ta naissance Je m'étais, pour demain , promis la jouissance. Je voulais l'avoir seul; mais, k mon grand regret,