‹ Œuvres complètesChapitre 4 sur 324 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

Sans système exciusir : et tu feras de même ; Tu nommeras Nelbroun, non parce que je Taime, Mais parce que Nclbroun est loyal comme moi , Et qu'il a mérité d'être nommé par toi.

EDOUARD.-

Quel feu!

C'est qu'entre nous le vieux marquis m'alarme.

EDOUARD

Lui?

SIR GILBERT

Quelqu'un qui t'écrit.

EDOUARD

Sa nièce ?

SIR GILBERT

Sous le charme N'es-tu pas retombé?

EDOUARD

J'aime lady Strafford.

SIR GILBERT

Ta Julia!

EDOUARD

Je l'aime, et le temps rend plus forl Un attrait qui pour moi commença dès l'enfance , Et contre elle, à vingt ans, me trouva sans défense. N'avez-vous pas vous-même approuvé cet amour ?

SIR GILBERT

Il ne fut pas heureux.

EDOUARD

Il le fut jusqu'au jour Où, rejoignant les Stuarts sur la terre étrangère.

a LA POPULARITÉ.

Elle épousa Tami , le savveur de son père.

SIR GILBERT

Tu trouvai» bien àe» torts à cet objet chéri.

EDOUARD

Torts qu'elle a réparés;

SIR GILBERT

En perdâmt son mari.

EDOUARD

Ne raillez pas, de grâce! et rendez-lui justice : Elle fit au devoir un cruel sacrifice^ L'âge de lord Strafford le dit, le prouve assez, Et vous n'en doutez pas, vous qui la connaissez. Elle est libre...

SIR GILBERT

Et déjà votre correspondance Traversant le détroit a comblé la dislance.

EDOUARD

Mais ce plaisir amer, ce bonhettr dévorant.

Qui nous fait regretter te qu'en rêve il nous rend ,

J'en suis, depuis un mois, privé par son silence.

SIR GILBERT

Veux-tu de tes chagrins tromper la violence , Viens me les confier -, avec wm viens t'asseoir Sur ces gazons si frais oà, du matin au soir, Plantant pour tes vieux jours, je vis en solttatre , Après avoir payé ma dette à T Angleterre. Dans ce bien qu'en mourant la mère t'a laissé , Viens-, nous parlerons d'elle et du bonheur passé. D'y fêter enlre nous le jour de ta naissance Je m'étais, pour demain , promis la jouissance. Je voulais l'avoir seul; mais, k mon grand regret,

Page 1