‹ Œuvres complètesChapitre 65 sur 135 · OBSESSION · texte numérisé non relu

OBSESSION

Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales;, Vous hurlez comme l'orgue; et dans nos cœurs maudits, Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis.

Je te hais, Océan ! tes bonds et tes tumultes, Mon esprit les retrouve en lui I Ce rire amer De l'homme vaincu, plein de sanglots et d'insultes, Je Tentends dans le rire énorme de la mer. -

Comme tu me plairais, Ô Nuitî sans ces étoiles Dont la lumière parle un langage connu I Car je cherche le vide, et le noir, et le nul

Mais les ténèbres sont elles-mêmes des toiles Où vivent, jaillissant de mon œil par milliers, Des êtres disparus aux regards familiers I

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