‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 300 sur 496 · DU COMBAT JUDICIAIRE ENTRE UNE DES PARTIES ET UN DES TÉMOINS · texte numérisé non relu

DU COMBAT JUDICIAIRE ENTRE UNE DES PARTIES ET UN DES TÉMOINS

Beaumanoir ^ dit qu'un homme qui voyoit qu'un témoin alloit déposer contre lui, pouvoit éluder le second, en disant ^ aux juges que sa partie produisoit un témoin faux et calomniateur ; et, si le témoin vouloit soutenir la querelle, il donnoit les gages de bataille. Il n'étoit plus question de l'enquête : car, si le témoin étoit vaincu, il étoit décidé que la partie avoit produit un faux témoin, et elle perdoit son procès.

11 ne falloit pas laisser jurer le second témoin ; car il auroit prononcé son témoignage, et l'affaire auroit été finie par la déposition des deux témoins ^ Mais en arrêtant le second, la déposition du premier devenoit inutile.

Le second témoin étant ainsi rejeté, la partie n'en pouvoit faire ouïr d'autres, et elle perdoit son procès ; mais, dans le cas où il n'y avoit point de gages de bataille ^, on pouvoit produire d'autres témoins.

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