‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 105 sur 251 · Comme Saturninus et Glaucias. (M · texte numérisé non relu

Comme Saturninus et Glaucias. (M

2. A. met ici la note suivante : Le cens en lui-même ou le dénombrement des citoyens étoit une chose très-sage, c'étoit une reconnoissance de l'état de ses affaires, et un examen de sa puissance ; il fut établi par Servius Tullius. Avant lui, dit Eutrope, liv. 1, le cens étoit inconnu dans le monde. (M.)

3. On peut voir comme ils dégradèrent ceux qui, après la bataille de Cannes, avoient été d'avis d'abandonner l'Italie; ceux qui s'étoient rendus à Annibal ; ceux qui, par une mauvaise interprétation, lui avoieut manqué de parole. (M.)

4. Cela s'appeloit Mrarium aliquem facere, aut in Cœritum tabulas

M. Livius nota le peuple même; et, de trente-cinq tribus, il en mit trente-quatre au rang de ceux qui n'avoient point de part aux privilèges de la ville ^ « Car, disoit-il, après m'avoir condamné, vous m'avez fait consul et censeur : il faut donc que vous ayez prévariqué une fois, en m'infligeant une peine; ou deux fois, en me créant consul et ensuite censeur. »

M. Duronius, tribun du peuple, fut chassé du sénat par les censeurs; parce que, pendant sa magistrature, il avoit abrogé la loi qui bornoit les dépenses des festins-.

G'étoit une institution bien sage. Ils ne pouvoient ôter à personne une magistrature, parce que cela auroit troublé l'exercice de la puissance publique^ ; mais ils faisoient déchoir de l'ordre et du rang, et privoient, pour ainsi dire, un citoyen de sa noblesse particulière.

Servius Tullius ^ avoit fait la fameuse division par cen-

referre. On étoit mis hors de la centurie ; on n'avoit plus le droit de suffrage. (M.)

A. rédige ainsi la fin de la phrase : Ils pouvoient réduire un citoyen au nombre de ceux qui pa}^oient les charges de la ville sans avoir part à ses privilèges; enfin ils jetoient les yeux sur la situation actuelle de la république et distribuoient de manière le peuple dans ses diverses tribus, que les tribuns et les ambitieux ne pussent pas se rendre maîtres des suffrages, et que le peuple ne pût pas abuser de son pouvoir.

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