‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 146 sur 251 · A. Depuis qu'il n'avoit plus l'empire · texte numérisé non relu

A. Depuis qu'il n'avoit plus l'empire

4. A. Depuis qu'il n'eut plus de tribuns à écouter, ni de magistrats à élire, ces choses, qu'on no faisoit que soufTrir, lui devinrent nécessaires, etc.

calla, étoient regrettés du peuple, à cause de leur folie même : car ils aimoient, avec fureur, ce que le peuple aimoit, et contribuoient, de tout leur pouvoir, et même de leur personne, à ses plaisirs ; ils prodiguoient pour lui toutes les richesses de l'empire; et, quand elles étoient épuisées, le peuple voyant sans peine dépouiller toutes les grandes familles, il jouissoit des fruits de la tyrannie, et il en jouissoit purement * ; car il trouvoit sa sûreté dans sa bassesse. De tels princes haïssoient naturellement les gens de bien; ils savoient^ qu'ils n'en étoient pas approuvés'^ : indignés de la contradiction ou du silence d'un citoyen austère ^ ; enivrés des applaudissements de la populace, ils parvenoient à s'imaginer que leur gouvernement faisoit la félicité publique, et qu'il n'y avoit que des gens mal intentionnés qui pussent le censurer \

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