‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 150 sur 251 · Tacite, flist., liv. III, ch. lxxx. (M · texte numérisé non relu

Tacite, flist., liv. III, ch. lxxx. (M

5. Voyez, dans Tive-Live, les sommes distribuées dans divers triomphes. L'esprit des capitaines étoit de porter beaucoup d'argent dans le trésor public, et d'en donner peu aux soldats. (M.)

C. Paul-Émile, dans un temps où la grandeur des conquêtes avoit fait augmenter les libéralités, ne distribua que cent deniers (77 francs) à chaque soldat; mais César en donna deux mille (1,552 francs), et son exemple fut suivi par Antoine et Octave, par Brutus et Cassius. Voyez Dion et Appieu. (M.)

contre Galba, qui leur disoit, avec courage, qu'il ne savoit pas les acheter, mais qu'il savoit les choisir ^

Galba, Othon-, Vitellius, ne firent que passer. Vespasien fut élu, comme eux, par les soldats : il ne songea, dans tout le cours de son règne ^ qu'à rétablir l'empire, qui avoit été successivement occupé par six tyrans également cruels, presque tous furieux, souvent imbéciles, et, pour comble de malheur, prodigues jusqu'à la folie.

Tite, qui lui succéda, fut les délices du peuple romain. Domitien fit voir un nouveau monstre, plus cruel, ou du moins plus implacable que ceux qui l'avoient précédé, parce qu'il étoit plus timide.

Ses affranchis les plus chers, et, à ce que quelquesuns ont dit, sa femme même, voyant qu'il étoit aussi dangereux dans ses amitiés que dans ses haines, et qu'il ne mettoit aucunes bornes à ses méfiances, ni à^ses accusations, s'en défirent. Avant de faire le coup, ils jetèrent les yeux sur un successeur, et choisirent Nerva, vénérable vieillard.

Nerva adopta Trajan, prince le plus accompli dont l'histoire ait jamais parlé. Ce fut un bonheur d'être né sous son règne : il n'y en eut point de si heureux ni de si glorieux pour le peuple romain. Grand homme d'État, grand capitaine; ayant un cœur bon, qui le portoit au bien; un esprit éclairé, qui lui montroit le meilleur; une âme noble, grande, belle; avec toutes les vertus, n'étant extrême sur aucune; enfin l'homme le plus propre

1. Tacite, Hist., liv. I, c. v. Accessit Galbœ vox pro republica honesta, ipsi anceps, lerji a se militein, non emi.

2. Stiscepere duo manipulares imperiuni populi romani tmnsferenduni, et transtulenint. Tacite, lîist., I, ch. xxv. (M.)

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