‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 189 sur 251 · Procope, Guerre des Gotlis, liv. If. (M · texte numérisé non relu

Procope, Guerre des Gotlis, liv. If. (M

dépendent^ du tout ensemble. La lenteur de l'entreprise fait qu'on trouve toujours des ennemis préparés ; outre qu'il est rare que l'expédition se fasse jamais dans une saison commode ; on tombe dans le temps des orages : tant de choses n'étant presque jamais prêtes que quelt[ues mois plus tard qu'on ne se l'étoit promis"-.

Bélisaire envahit l'Afrique ; et ce qui lui servit beaucoup, c'est qu'il tira de Sicile une grande quantité de provisions'', en conséquence d'un traité fait avec Amalasonte, reine des Goths. Lorsqu'il fut envoyé pour attaquer l'Italie, voyant que les Goths tiroient leur subsistance de la Sicile, il commença par la conquérir; il affama ses ennemis, et se trouva dans l'abondance de toutes choses.

Bélisaire prit Carthage, Rome et Ravenne, et envoya les rois des Goths et des Vandales captifs à Constantinople, où l'on vit, après tant de temps, les anciens triomphes renouvelés \

On peut trouver, dans les qualités de ce grand hommes les principales causes de ses succès. Avec un général qui avoit toutes les maximes des premiers Romains, il se forma une armée telles que les anciennes armées romaines.

Les grandes vertus se cachent ou se perdent ordinairement dans la servitude; mais le gouvernement tyrannique de Justinien ne put opprimer la grandeur de cette âme, ni la supériorité de ce génie.

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