A. n'a point ce paragraphe ni les doux suivants
6. Resterait à savoir ce qu'il y a de vrai dans l'histoire des rois de Rome. C'est une question qu'on n'agitait pas encore au temps de Montesquieu. Le doute est venu avec Boaufort.
7. Le sénat nommoit un magistrat do l'interrègne, qui élisoit le roi : cette élection devoit être confirmée par le peuple. Voyez Denys d'Halicarnasse, liv. II, III et IV. (M.)
rendit absolu. Ces deux révolutions furent bientôt suivies d'une troisième.
Son fils Sextus, en violant Lucrèce, fit une chose qui a presque toujours fait chasser les tyrans d'une ville ^ où ils ont commandé : car le peuple, à qui une action pareille fait si bien sentir sa servitude, prend d'abord une résolution extrême ^
Un peuple peut aisément souffrir qu'on exige de lui de nouveaux tributs; il ne sait pas s'il ne retirera point quelque utilité de l'emploi qu'on fera de l'argent qu'on lui demande : mais quand on lui fait un affront, il ne sent que son malheur, et il y ajoute l'idée de tous les maux qui sont possibles.
Il est pourtant vrai que la mort de Lucrèce ne fut que l'occasion de la révolution qui arriva : car un peuple fier, entreprenant, hardi, et renfermé dans des murailles, doit nécessairement secouer le joug, ou adoucir ses mœurs.
Il devoit arriver de deux choses l'une : ou que Rome changeroit son gouvernement, ou qu'elle reste roit^ une petite et pauvre monarchie.
L'histoire moderne nous fournit un exemple de ce qui arriva pour lors à Rome, et ceci est bien remarquable : car, comme les hommes ont eu dans tous les temps les mêmes passions, les occasions qui produisent les grands changements sont différentes, mais les causes sont toujours les mêmes.
Comme Henri Vil, roi d'Angleterre, augmenta le pouvoir des communes pour avilir les grands, Servius Tul-