‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 69 sur 251 · A. Au lieu de trente mille citoyens, etc · texte numérisé non relu

A. Au lieu de trente mille citoyens, etc

0. Côtoient des citoyens do la ville, appelés proprement Spartiates. Lycurgue fit, pour eux, deux mille parts ; il en donna trente mille aux autres habitants. V. Plutarquc, Vie de Lycurgue. (M.)

il H'y en avoitplus que sept cents, dont à peine cent po£sédoient des terres S et que tout le reste n'étoit qu'une populace sans courage, ils entreprirent de rétablir les lois^ à cet égard ; et Lacédémone^ reprit sa première puissance, et redevint formidable à tous les Grecs.

Ce fut le partage égal des terres qui rendit Rome capable de sortir d'abord de son abaissement ; et cela se sentit bien, quand elle fut corrompue.

Elle étoit une petite république, lorsque les Latins ayant refusé le secours de troupes qu'ils étoient obligés de donner, on leva sur-le-champ dix légions dans la ville*. ({ A peine à présent, dit Tite-Live, Rome, que le monde entier ne peut contenir, en pourroit-elle faire autant, si un ennemi paroissoit tout à coup devant ses murailles ; marque certaine que nous ne nous sommes point agrandis, et que nous n'avons fait qu'augmenter le luxe et les richesses qui nous travaillent. »

« Dites-moi, disoit Tibérius Gracchus aux nobles % qui vaut mieux, un citoyen, ou un esclave perpétuel; un soldat, ou un homme inutile à la guerre ^ ? Voulez-vous, pour avoir quelques arpents de terre plus que les autres citoyens, renoncer à l'espérance de la conquête du reste du monde, ou vous mettre en danger de vous voir enlever par les ennemis ces terres que vous nous refusez ? »

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