‹ Œuvres complètes;Chapitre 277 sur 312 · A GENEVE · texte numérisé non relu

A GENEVE

Si j'avois suivi les sentiments de la reconnoissance, monsieur, j'aurois eu l'honneur de vous faire réponse sur-

\. V Esprit des Lois.

2. Cette lettre, ainsi que celle du G mai 17.")i, que l'on trouvera plus loin, est conservée à la Bibliothèque de Genève dans le t. II du Recueil des lettres écrites à Bonnet, n"' 75 et 70. Toutes deux ont été publiées par M. le comte Sclopis dans ses Recherches sur l'Esprit des Lo;s. Turin, 1857 . p. 27.

3. Charles Bonnet, célèbre naturaliste et philosophe, né à Genève

Ic-chanip; mais votre lettre étoit accompagnée d'un livre que je voulois lire ; et il est arrivé que la lettre que je voulois employer à vous remercier sera uniquement employée à vous féliciter. Votre ouvrage m'a continuellement éclairé et m'a continuellement fait plaisir, parce que vous nous menez d'observation en observation. Je suis fâché de ne pouvoir pas vous dire qu'il faut que vous continuiez vos travaux sur les matières de physique, puisque ces mêmes travaux ont affaibli votre vue. Je suis fâché de ne pas savoir quelle espèce de maladie des yeux vous avez,parce que peutêtre je vous aurois proposé une eau dont je me sers tous les jours depuis trente ans, tirée des simples, et qui m'a empêché d'être aveugle depuis trente ans. \vant ce temps-là j'avois essaye une multitude innombrable de remèdes; toutm'avoit été entièrement contraire. Je ne suis pas en état non plus que vous de lire ; il y a dix ans que j'en suis privé à cause d'une cataracte qui m'est survenue sur un œil ; quoi qu'il en soit, je vous aurois envoyé ma recette. Je suis fort touché, monsieur, de votre conformité dont vous me faites l'honneur de me parler ; c'est de vos idées sur le rapport des lois. C'est un champ très vaste. La moisson est ample et n'attend que les ouvriers. J'ai, monsieur, l'honneur d'être, avec les sentiments de la plus parfaite estime , votre trèshun:ble et très-obéissant sei^viteur.

A Paris, ce 20 féviior 175 i.

(17'20-179.3) d'une famille calviniste d'origine française. Quant à l'influence que VEsprit des Lois exerça sur lui, V. Revue des Deux Mondes du l"" octobre 1853.

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