OEuvres postliumcs, p. 2W: « vient d'avoir son régiment
."). Représentée pour la première fois au Tliéâlre-Fran(,"ais,lel 1 mars 1754: (ille eut assez de succès. L'auteur était M. de Châteaiibrun, maître d'hôtel du duc d'Orléans, qui fut le successeur de Montesquieu à l'Académie françoise.
traité Sénèquc. Il y a d'excellents morceaux', un quatrième acte très-beau, et le commencement d'un cinquième - aussi. Ulysse dit d'un ami de Priam, qui avoit sauvé Astyanax :
Les rois seroient des dieux sur le trône affermis, S'ils ne donnoient leur cœur qu'à de pareils amis.
M. d'Argenson se porte mieux ; mais on craint qu'il ne lui reste une plus grande foiblesse aux jambes. Je ne vous dirai point quand finira l'affaire du parlement, ou plutôt l'affaire des parlements ; tout cela s'embrouille, et ne se dénoue pas.
Mon cher chevalier, pourquoi n'êles-vous point ici? pourquoi ne voulez-vous pas faire les délices de vos amis? pourquoi vous cachez-vous lorsque tout le monde vous demande ! Revenez, nos mercredis languissent. Madame de Mirepoix, madame du Chàtel, madame du Deffand... Entendez-vous ces noms, et tant d'autres? J'arrive avec madame d'Aiguillon, de Pont-Chartrain , où j'ai passé huii ours très-agréables. Le maître de la maison ' a une gaieté, une fécondité qui n'a point de pareille. 11 voit tout, il lit tout, il rit de tout : il est content de tout, il s'occupe de tout : c'est l'homme du monde que j'envie davantage; c'est un caractère unique. Adieu, mon cher chevalier : je vous écrirai quelquefois, et je serai votre Julien, qui est plus en état de vous envoyer de bons almanachs que de bonnes nouvelles. Permettez-moi de vous embrasser mille fois.
12 mars 175i.
1. OEuvres posthumes, p. '250. « Il y a de très-beaux et de très-grands morceaux. »