‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 28 sur 91 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE I. iS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE I. iS

travail , il faut qu'il injure de foim sans se plaindre ; ou s il mendie par besoin, il est nus en détention pour l'honneur du beau nom d'Homme Libre, et des droits imprescriptibles du civilisé qu'on prive du seul droit dont il ait besoin, du droit au travail.

Au reste, comment pourrait-on s'entendre sur le sens dés mots scientifiques , lorsqu'on n entend pas le sens des termes à l'usage ordinaire, tel que nouveauté, nom qu'on applique à toutes les antiquailles démagogiques ressassées il y a deux mille ans dans le^ tribunes de la Grèce et de Rome? Si on abuse d'un mot si intelligible pour en tirer de faux raisonnements, et dénigrer les inventeurs utiles en les confondant avec les auteurs é^antiquaûles fardées de nouveautés, quels sont les mots dont on n'abusera pas en Civilisation ?

129. OMier ce que nous avons appris, reprendre nos idées à leur origine, et refaire l'entendement humain. Précepte bien sage, mais bien méconnu des savants! Pour refaire leur entendement sur tout ce qui touche à l'étude de l'Homme et de l'Attraction, l'on aura, dit fort bien Gondiilac, beaucoup plus de peine à éduquer ceux qui ont fait de grandes études , que ceux qui n'ont point faussé leur esprit par la lecture des 400,000 tomes de sophismes. Aussi les gens étrangers à cette controverse, comprennent-ils d'emblée que la raison divine doit être au-dessus de la raison humaine.

On ne peut pas inculquer ce principe à des philosophes; ils feindront de l'admettre d'abord, et ils le déclineront l'instant d'après, en refusant de confesser que c'est à Dieu et non pas é la raison humaine à régler l'ordonnance du mécanisme, social; que Dieu doit être pouvoir législatif, et la ' raison humaine pouvoir exécutif,

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rechercfaaiit par synthèse de l'AUracUon, les lois q«e Die» a (Utes sur nos rations, et que rhosuDe doh exéeDter.

Les ^mes phUôsopkiqaas reDdent Tesprit civilisé rebelle à ces idées de suprématie de Dieu, d'espéranee en seslotselsaproTideiice. Les sophistes qui oiA ëtabE la suprématie de la raisou, sont daus le cas d'un foyageur ifai a déjà Tait diiL Këiies en fausse route» et qui obligé de rerenir sur ses pas, est beaucoup moins aiancé que celui qui n'a pas bougé de pfaice. Aussi n'esta rican de plus aisé que d'instruire sur la Destinée, les hôBWies qui n'ont point l'esprit vicié par les lectures de sophismes : on n'a pas besoin de refaire leur entendement, parce qu'il n'est pas encore faussé ; il se fixe aisément aux idées d'origine, d'attraction, de sentiment, comme l'idée d'un Créateur infiniment prévoyant, et qui n'a pas pu oublier de pourvoir an prenîer de nos besoins collectifs, celui d'un code régulateur de nos relations domestiques et industrielles.

X Y Croire que tout e$t lié dans le syitème de Funi^ vers et quil y a unité entre ses parties , selon ce principe sans cesse répété par les sophistes : l'Homme qui est une des plus nobles portions de l'univers, doit être unitaire avec les harmonies connoes de l'univers , eotr'autres avec L'harmonie mathématique ou rationnelle , L'harmonie plantaire ou sociafe, L'harmonie musicale ou parlante.

Si rHomme est destiné I l'harmonie, il doit exister pour le jeu de ses passions et l'exercice de son industrie un régime d'harmonie calqué sur les trois que je viens de citer; à dtfaut , THomme social se trouverait en scission avec les harmonies de l'Univers.

En outre, l'Homme n'aurait aucun lien d'unité avec le

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dkdl de r Univers» si nous ne participions pas au noode de révélation que Dieu emploîe pour interpréter aux créalurûs les lois d'harmonie industrielle et sociale ; ce mode e6t J' Attraction, seul agent connu de la Divimlé : c'est donc du seul calcul de l'Âltractioii qa il faut attendre ce secret de rharanonie sociale que semble pressentir Tua des Ulustres modernes, en disant : < S^il existe des vérités qui > no«8 paraissent déladiées les unes des autres * c'est * que nous ignorons le lien qui les réunit dans un tout. » (De Laplace.) Selon ce principe, si l'Homme est dans l'Univers un cbatnon d'harmonie» s'il est destiné à s'asaimiier aux harmonies connues et entrer en unité avec eHes» il doit chercha h lien qui Us réunà dans un toui et les identifie avec le système des passions humaines : ee lien » comme on le verra plus loin » est la synthèse de l'Attrao* . tion passionnée » calcul rigoureusement appliqué aux harmonies mathématique, planétaire, musicale et autres quelconques.

X A Spéculer sur F unité de système, — Elle exige un régime social qui soit applicable aux Barbares et Sauvages comme aux Civilisés. Où peut-on voir l'unité , tant que la race humaine présente quatre sociétés antipathiques, inconciliables, et qui ne rivalisent que de misères et de fureurs ? Pour étendre un régime quelconque aux Barbares et Sauvages et en môme temps aux Civilisés, il n'était d'autre ressort à mettre en jeu que celui de l'Attraction, qui est la même chez tous les peuples et qui pourtant est bannie de toutes les conceptions philosophiques. Aussi sont-elles repoussèes des Barbares et Sauvages qui adopteront avec transport l'Association ou régime attrayant, dès qu'ils en auront vu l'épreuve sur un village, et les résultats brillants, tels que triplement efiectif

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de richesse, joint à la propriété plus précieuse encore, d'amorce à l'industrie et métamorphose des trayaux en plaisirs.

Je yiens de passer en revue douze deroirs de cette Phi*^ losophie qui impose des deroirs à tout le monde et qui ne veut remplir aucun des siens , aucun de ceux qu'elie-mème reconnaît pour régie de ses propres trayaux. il suffit, pour confondre ses systèmes, de rappeler à leurs auteurs et fauteurs ces douze devoirs (i) que je ne fixe pas arbitrairement, car ils sont extraits des dogmes de leurs plus fameux écrivains. Tous donnent ces préceptes pour boussoles de sagesse , pour guides à suivre dans les études : si la science les eût suivis, le genre humain aurait depuis longtemps réussi à trouver Tune des douze issues de lymbe sociale ou du chaos civifisé, barbare, patriarcal et sauvage.

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