‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 58 sur 91 · Vigueur simple. a. Vigueur composée · texte numérisé non relu

Vigueur simple. a. Vigueur composée

S. Longévité simple. 3. Longévité composée.

^ Sagesse simple. >^ Sagesse composée.

Dissertons sur la différence da simple an compose ikM la j«m9sance de ces. trois souhaits.

1**. Richesse simple : cbecnn ambitionne irae grande fbnmn : ce vœu, sMI était général emear^s^ucé , deviendrait fort illnsoire; il fermerait les voies de bien-élvê à'tont le monde; par exempté : oâ prendrait- on des ouvriers et des domestiques , si la classe panvre«e trouvait subitement cousue d^or, ou pourvue de riefaesaes réelle», denrées , étoffes , etc. ?

Ainsi , le i*''. souhait réalisé pour tout le monde^ se neuiraliserait de lui-même. Quant au a^. , la vigueur , elle serait de peu de prix, vu la diminution des jouissanoes , Toisivelé des ouvriers devenus tous riches , et la nécessité de se servir soi-m^e.

Kons sommes donc bien neufs sur cette qoestion dn bonheur collectifs et nos désirs centrediotoires avec le but , sont encore aussi absurdes qu'au temps où Esope et Phèdre en badinaiettt. Nous se^ rions bien confus si Jupiter nous prenait tous an mot suvlê pre«iier de nos souhaits , qui est toujours la fortune.

Avisons donc à former des souhaits qui , réalisés pour tous , puissent remplir le but de chacun. Il feut, àeet efiet, souhaiter le liien^ en mode composé , et non en simple* Notre tori n^est pas , conme on 1*a cru , de trop désirer ^ mais de trop peu désirer, et de ne for-»* mer que des souhaits de mode simple , dictas par Tégoîsme.

Ambitionnoos donc noe fortune qui découle de source composée ^ ssYoir :

1 . Des moyens de consomma lion ou richesses réelles \ a. Du chsrme de production ou attraction industrielle* . De ces deux sources de richesse, la i'^. seule existe en CiTtlisation : nous connaissons le plaisir d^étf e riche ; mais nous i^orons I le plaisir d'enrichir soi et ses pareils , par TaUraclion industrielle ou passion pour le travail, métamorphose' en plaisir dans tous ses déiails, même en service domestique. On verra au traite , que ce service est rempli d^atlraiis dans T^tat sociétaire.

Il résultera de cette attraction industrielle , que la classe pauvre pourra mener joyeuse vie sans argent \ car le plaisir productif ou travail attrayant fournira aux plaisirs non productifs , aux festins et fêtes. Les plaisirs se serviront Tun par l'autre , du moment où la bonne chéré et les divertissements ne seront pas plus attrayants que le travail productif. Il est évident que cette seconde espèce de plaisir fournira aux frais des premiers , et il suffira de se divertir sans cesse pour ne rien dépenser en balance de compte.

Dans ce cas , la richesse deviendra composée , découlant de double source , du travail et du plaisir même qui , aujourd'hui , consume les fruits du travail ou détrui&^ goul du travail.

Ainsi se trouvera résolu le problème d'enrichir tout le monde en [^ ajoutant aux plaisirs de tous , et de satisfaire le premier des trois souhaits collectifs, qui ne peut se réaliser qu'en ressort composé et non en simple.

Analysons pareil vice dans les deux autres souhaits \ nous comprendrons ensuite pourquoi la nature inflexible et voilée d'airain ( i63) pour ceux qui lui adressent des vœux simples, n'a plus ni voiles , ni rigueurs pour qui demande le bonheur composé.

a", ligueur simple: nous désirons la force d'un Hercule ^ c'est peu sans le contre-poids aux excès : toute vigueur en Civilisation se perd par son essor même, par la provocation aux abus de plaisir, «t par l'excès continuel qui règne dans les travaux. Il n'est pas de gens plus tôt usés, estropiés, que les hercules, entre autres les boxeurs.

La vigueur composée doit se renforcer par ses emplois quelconques; par une affluence de plaisirs et de travaux faciles, variés et gradués de manière à prévenir tout excès. Dans ce cas , on devient d'autant plqs robuste qu'on figure davantage dans les plaisirs. Tel

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