PREMIÈRE PARTIE. NOTICE HI. 2S
core mieux les fournisseurs d'huile^ et copartageants, qni étaient les seuls réjouis de ce fatras de lampions payé par cent mille paysans à 5 fr. par homme. Le TÎIIageois donnerait cet argent avec joie, si quelque puissance investie de la prérogative divine, lui imprimait attraction pour le paiement deê impôts; il les paierait avec autant d'empressement qu'en met une mère à vaquer aux soins immondes mais attrayants qu'exige son nourrisson.
Ces considérations qui n'ont pas pu échapper à la sagesse divine, ont dû la déterminer à nous donner un code quelconque, étayé du ressort d'attraction passionnelle. Ces mêmes considérations devaient stimuler les hommes à rechercher si ce code divin, qui régirait tout par attraction, n'est pas existant et ignoré par suite des méthodes vicieuses de la science , ou par oubli d'investigation. Il fallait donc mettre en question, par quelles voies on pouvait procéder à la recherche et atteindre à la découverte de ce code. On verra, au chapitre suivant, que Dieu serait tombé dans un océan d'absurdités, s'il eût manqué à le composer.
Au lieu de s'^occuper de cette recherche, les hommes fabriquent à Tenvi des constitutions qui ont beaucoup pullulé depuis 50 ans : la philosophie les enfante par torrents. Comment se fait-il qu'en voyant l'insuffisance de ces fantômes dé garantie contre les fléaux connus. Indigence, Fourberie, Oppression, Carnage, aucun homme n^ait songé à mettre en question si Dieu n'avait pas pourvu à nos besoins en législation sociale , et composé pour nous un code propre à nous conduire aux divers buts où les nôtres ne sauraient atteindre; aux richesses, à l'harmonie, à la justice, à la pratique de vérité, à la garantie de travail et de mmimum; enfin k
256 PROLÂGOXËIfES.
runilè sociale 9 bat essentiel de la législation difine et rêve de la politique humaine ?
Si nous en étions au coup d'essai , aux premiers âges de Civilisation, nous serions peut^tre excusables de fonder quelque espoir de bien social sur nos propres lumiëresy sur la législation des hommes sans iotenrention de code diyin : mais nous sommes amplement désabusés par une longue expérience; nous n'avons évidemment rien de bon à espérer de nos quatre sciences^ Métaphysique, Morale, Politique, Ecoaomisme. Yingt-cinq siècles d'épreuves de leurs systèmes ont prouvé que ces fantômes de garantie sont autant de cercles vicieux qui, lob de remplir aucune de leurs promesses^ font éclore de nouvelles calamités, conmie les affiliations clubiques, dénonciations, emprunts forcés, droits réunis, réquisitions, conscriptions, émissions de rentes et de papier-monnaie, el tant d'autres perfectibilités révolutionnaires qui aggravent tous les fléaux que la science promettait d'extirper.
Quels sont les fruits de la plus vantée de ces constitutions, de celle d'Angleterre, où la capitale contient 115000 mendiants, vagabonds, filoux et gens jçans aveu? Un secours annuel de 150 millions aux indigents, n'empêche pas que le pays ne fourmille d'ouvriers sans pain, sans travail, émigrant par milliers.
Si tel est le sort de la coptrée qui soumet à une dlme commerciale toutes les régions du globe» quel doit être le sort des régions pressurées pour enrichir l'Angleterre où règne tant de misère? Combien l'aspect de ces résultats devait nous inspirer de défiance pour les lumières et chartes des philosophes et des conquérants, nous exciter h la recherche du code divin et d'une issue de la désastreuse Civilisation I