‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 73 sur 91 · PREMIÈRE PARTIE. »0f IC£ Ilf. if · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. »0f IC£ Ilf. if

monde» qu'elle tendra loujoors aux richesses et non* à h patrvretët aux groupes et non à Tincohërence , il devient évident par cette immutabilité de TÂttractioû, que toute science relative à ses développements et propriétés , seràit une science fixe ; que tout système social qui en ré-^ siriterait , serait un code fixe dicté par Dieu, et interprété* par révélation permanente de Dieu , puisque l'Attraction û'est jamais ni muette» ni incertaine. Quel appât à rechercher ce code , qui , une fois déterminé , deviendrait boussole fixe en politique sociale , et donnerait congé à nos inconciliables systèmes !

Si l'Attraction n'est pas destinée à nous fournir cette boussole , quel but , quel emploi le Créateur lui a-t-il donc assigné? Elle ne sert jusqu'ici qu'à nous égarer, nous pousser aux excès » aux fureurs sociales ; elle semble un ennemi dont Dieu nous aurait entourés, un traître qui vient, sous des dehors flatteurs , s'emparer de notre confiance pour nous leurrer et nous perdre. Est-ce done Dieu qui veut nous trahir, car c'est lui qui nous fait assiéger par elle?

Des Sophistes croient expliquer le problème , en disant que Dieu nous donne la raison pour résister. C'est précisément ce qu'il ne nous donne pas : la raison qu'on veutH opposer à l'Attraction , est impuissante même chez les distributeurs de raison ; elle est toujours nulle quand il s'agit de réprimer nos penchants. Les enfants ne sont contenus que par la crainte; les jeunes gens, par le manque d'argent; le peuple , par l'appareil des supplices; le vieillard, par des calculs cauteleux qui absorbent les passions fougueuses du jeune âge : mais personne ne sera contenu par une raison qui, sans user de contrainte, viendrait heurter de front ses penchants,.

S80 PROliGOHÈRES.

La raison est donc de nulle infliaence; et plus on ob-. serre l'homme, plus on voit qu'il est tout à l'Attraction; qu'il n'écoute la raison qu'autant qu'elle enseigne à raffiner les plaisirs et mieux satisEaire l'Attraction. De là il est évident que Dieu, en nous asservissant à celte inter* prête, h ce guide qu'on nomme Attraction, a dû lui réserver quelqu'emploi adapté aux vues d'Unité et de justice qui sont attributs du Créateur : il a dft, pour utiliser l'Attraction, nous donner un code qui pût en permettre l'essor. Cette opinion est la seule qui puisse cadrer avec les propriétés de Dieu (245).

D'après cette masse d'indices qui nous excitaient à étudier l'Attraction et déterminer le mécanisme qu'elle tend à former , quelle est l'étourderie des nations policées qui ont différé si longtemps cette étude , et quelle serait la perversité de ceux qui chercheraient à entraver l'épreuve du lien sociétaire dont nous découvrons enfin les lois dans le calcul de cette Attraction si longtemps négligé!

S9. Economie de mécanisme dans un ressort cumulant les facultés d'interprétation et d'impulsion; ressort apte à révéler et stimuler à la fois.

Quelle idée se forme-t-on de cette économie de Dieu sur laquelle on déraisonne sans cesse ? Croit-on que lorsqu'il se présente un moyen de faire double service par uu seul agent , Dieu veuille préférer à cette économie le procédé coercitif qui causerait double déperdition? C'est c«^ qui arriverait , s'il choisissait pour interprète la rabon sans Attraction : il serait obligé , selon le mode civilisé et barbare , de mettre en jeu

Des interprètes improductifs Et des disciples rétifs.

Nous avons , dans l'état actuel, beaucoup de soi-disant

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