PREMIÈRE PARTIE. PITOT DIRECT
j'epiends par destinée essentielle , le sort qui est réservé à la multitude, pendant les 7/8®*. de sa carrière. (Les 7/8~. sont comptés pour le tout en mouvement; le 8^. d'exception confirme la règle.) Ainsi notre destinée essentielle est celle des deux phases d'Harmonie ascendante et descendante , qui , selon le tableau 271 , comprennent avec l'apogée, au delà des 7/8®'. de la carrière sociale du genre humain. Les deux phases de subversion ne sont que destinée accessoire et transition.
Selon ce principe , toutes nos impulsions collectives sont oracles de destinée, interprètes du sort que Dieu nous prépare en l'une et l'autre vie ; et selon la règle A'infra-desiin , nécessaire à Téquilibre général, nous devons espérer plus que les biens dont le désir est universel.
Cela posé , analysons l'impulsion générale sur l'immortalité, et constatons d'abord que cette impulsion est composée ou dualisée, exigeant la garantie de métemp-sycose avec la garantie de bonheur dans l'autre -vie.
Bien qu'on soit parvenu à ridiculiser la métempsycose, elle n'est pas moins désir général (235), dont l'expression mal déguisée échappe à chaque instant à tous ceux qui sont au déclin de l'âge. Il n'est pas un vieillard qui, jetant un coup d'œil sur les disgrâces de la vie, ne vote à mot couvert pour la métempsycose , en disant ; c II faudrait pouvoir renaître avec l'expérience qu'on a acquise , avec notre connaissance des écueils du monde et de la fausseté des hommes. Si l'on revivait avec ces lumières , combien l'on saurait utiliser la vie , mettre à profit les chances de fortune et de plaisir 1 >
Ce langage est celui de tous les vieillards ; ils désirent donc la métempsycose, et plus encore, car ils voudraient i.( i4
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renaître arec rexjyèrievice Ai monde* lU ne dQ«itiaîi«iit pas la métempsycose pore et simple, mais eomposèe; lo retour à Foxistenee, atee la sagesse qai mafiqâe aia jeunes cWiIisès. C^est désirer deux evist«iic09, fo» de souhaiter, outre le retour à la vie, rexpérienee, frittt d'une vie entière déjà écoulée.
Or, s'il est certain, selon la première propriété de Dieu, qu'il j a économie dans la dtsIfibuUon de t'Attrac^ tion, qu'elle est prdportionûetle aux destins de ebaqiie espèce d'êtres ; que loin d'€tre ien dose de soperÉn ou supra-destin, eHe est toqotirs en dose â^infnhdéêim, H faut en conclure que nous sommes réservés à h métea^psycose composée et non pas simple, ,e'est-è*dire à (a re<naissance en corps et en lumières. Si l'on se retaftaît jt «ette conclusion , ee serait ioférer que Dieu distribue les Attractions en dose superflue , et non en dose proportionnelle aux destinées. Dans ce cas, Dieu serait un cbe/ inepte et incapable de diriger le mouyement.
On objecte : nos ftmes, eu reprenant un corps, y tFMis«féreraient donc les lumières qu'elles aoraient acquises antérieurement; de sorte qu'Hippoemte renaissant, serait un habHe médecin dès l'âge de quatre ans!!!
Ce n'est pas ainsi que doit s*e|ilendre la transmigra^ Uon composée : le vieillard ne prétend pas à des conces-^ «ions dératsonnabtes^ il soubaiteratt drôlement qu'en renaissant, on eût l'aptitude À goûter le$ leçons de cette sagesse à laquelle sont rétifs tant de jeunes geaa qui pourraient s'y rallier, puisqu'on la voit régMr plus on moins chez un petit nombre d'adulte* bien dirigés ei •dociles aux bons avis*
Tel est l'èlTet de l'ordre sociétaire sur Um$ les enfants et jeunes gens : on verra , au traité des Séries pass.^ qae
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ddn» €01 ofdte, VeobiÀ abaDdonné à lui-même dès Fâge de deux ans et demi, fréquentant et parcourant les groupes de se» semblables dans les ateliers et jardins^ s'y conduit avee autant de sagesse qpe s'il était dirigé par la masn de Diem, et pourtant sans suivre d'autres conseils que ceux de TÂttraction. L'on verra que ce même égide le soutient dans l'adolescence, où/ tout en se livrant aveiJ^meAt à ses passions, il ne peut commettre aucune faute notule contre sa santé ni ses intérêts. (L'exception de iJ8^. confirme la régie : on en verra à peine un sur huit commettre de légères fautes contre l'économie sanitaire et pécuniaire. Aujourd'hui l'exception est en sens contraire; à peine un sur huit qui tienne une conduite constamment prudente. )
Dés lors une âme qui renaftra dans un corps harmonien, y revivra avec l'adjonction de la sagesse . désirée aujourd'hui par les vieillards : elle aura subi la métempsycose en composé, et non en simple; d'où il suit que ce souhait de nos doyens sociaux est rigoureusement conforme à la destinée; que cette impulsion est^ comme toutes les autres, distribuée judicieusement par le suprême économe, qui ne donne à chaque être qu'une dose d'Attraction proportionnelle aux destinées essentielks.
Précisons, par une comparaison, la différence du destin essentiel à l'accessoire.
Si l'on transporte des abeilles à cent lieues en mer, dans une tle déserte, meublée de rochers nus ou de sables arides, elles n'y trouveront pas une fleur; elles n'auront pas moins Attraction pour les fleurs, parce que leur destinée essentielle est de vivre du pollen des fleurs. Ainsi l'homme a des attractions adaptées & l'état sociétaire qui est sa destinée essentielle , et non à l'état de
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lymbe sociale , qui n'est que trausîtion et Toie d'acheminement dans le cadre de la destinée humaine.
Obj, Si nous sommes rëseryës , dans cette Harmonie sociétaire, à obtenir tout ce que nous désirons aujourd'hui» chacun de nous devra donc y posséder d'immenses richesses qu'il convoite dans l'état actuel!
J'ai déjà préludé à la réplique (233) et je la donnerai complète à la septième section , où il sera prouvé que le plus opulent des monarques civilisés ne peut pas , à égale santé , parvenir un seul jour au degré de bonheur et à la variété de plaisirs dont jouit un harmonien. Nous ne désirons donc rien de trop, en souhaitant les trésors de Crésus, c'est-à-dire la dose de bonheur qu'on se procurerait avec ces trésors , car nous obtiendrons , dès l'établissement ide l'ordre sociétaire , un bonheur bien supérieur à celui des Crésus anciens et modernes, qui, malgré leurs trésors , doivent être encore tourmentés de désirs, parce qu'ils sont loin des biens que nous garantira l'état de destinée essentielle.
Lorsque nous jouirons de tant de bien-être dés ce monde, à quelles conditions la perspective d'une autre vie pourra-t-elle nous présenter des charmes dés celleci? Elle ne pourra nous amorcer que par l'assurance d'y développer nos douze passions en essor supérieur à celui qu'elles trouveront en ce monde élevé à l'Harmonie.
luOin de se rallier à ce principe , les doctrines civilisées privent les ultra-mondains de l'usage des deux sens recteurs et actifs, gout et tact. Elles ne leur accordent que l'emploi des trois sens passifs en jouissance :
Vue pour admirer la Divinité , les murs et escaliers de diamant des demeures célestes ;