malheureuses. y
Récapitulation des 840 eanstences.
720 Trcs-heureuses, sauf rares exceptions. Harm, 45 Favorables en moyen terme. Suh. ast,
45 Fâcheuses en- moyen terme. Sub> desc.
Ce sera donc 763 existences heureuses pour 45 fâcheuses , puisque les 45 de demi-bonheur peuvent être comprises dans la masse des stations heureuses.
Toute âme parvenue au- terme de carrière planétaire , jugera ce résultat d'autant plus avantageux, qu'elle connaîtra la loi générale des transitions, comportant 1/9®. ou iyS®. de mal et demi-mal , pour 7^"- ou 7/8*"- de bien. Elle n'aura essuyé, selon cette échelle, que 1/16®. ou i/18®. de malheur gradué, puisque le i/8®. d'exception assigné au règne du mal , se subdivise encore en deux phases de plein mal et demi-mal, comprenant environ 90 métempsycoses , dont
45 existences favorables, comme celtes d'un bon bourgeois, d'un bon fermier, d'un sauvage en santé.
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4& existences (ftcheuses , comme celle d'un Esope » contrerait , esclave y supplicié , ou d'un chrétien captif dans les bagnes des Musulmans.
Chaque âme n'aura ressenti, selon cette échelle , que i/i6<^. ou i/lS^. de malheur, puisque , dans les âges de subversion estimés malheureux, on trouve encore une moitié de chances à peu près favorables , et assez heureuses comparativement aui faibles prétentions des civilisés et barbares ^ dont les désirs, en fait de bonheur, sont très-limités, surtout oeui des barbares et encore plus ceux des sauvages.
Une ftme , en" récapitulant et balançant ses 810 exîsleiices (phis ou moins), conclura sur le tout comme un cultivateur qui, sur 18 années, a eu seize bonnes réooU tes, une moyenne et une mauvaise. L'agricolteur n'élève pas si haut ses prétentions; il s'estime heuréut quand ii a deux bonnes années sur trois : on en voit si fréquemment deiix médiocres sur trois , depuis que la destructionr des forêts et les théories de perfecUbilHé perfectible ont dégradé les climalnres au point de les rendre méconnaissables, et faire bientôt de la France une Sibérie en miniature.
D'aprèà cette estimation très-régulière des chances dé métempsycose , loin d'admettre aucun retranchement sur l'exercice futur des passions, nous devons considérer comme enfer passionnel tes sociétés actuellei?, 3, 3, 4, S (tableau 53), où les passions toujours entravées, n'existent que pour le tourment des humainis qui, dan<$ ces sociétés , manquent la plupart des trois chancer d'essor, fortune, vigueur ^ longévité [^2),
Et pour arriver au vrai bonheur^de cette vie , il n'est d'autre moyen que d'y renaître périodiquement; car l'exis-'
322 FR0iié6<»iil;N£S(.
teaee , dans les quatre sociétés «etaelles, ne peut être ccmpiée que pour demi-essor de passions , chez les plus heureux , comme les sauvages , les grands , les riches ; et poiir servitude passionnelle » chez le grand nombre des civilisés et barbares, dont le sort actuel ne semblera qu'une captivité , quand on connaîtra les biens réservés aux harmoniens.
Il faudra donc renattre en Harmoniey pour conoattre le bonheur de cette vie , où la plupart des hommes n'ont paru que pour y voir le bien sans en jouir ; notamment la masse du peuple, qui n a vécu que pour atteindre au triste sort de ne pas mourir de faim. Là se bornent à peu de chose prés les plaisirs du feupU souverain, dont Tambilion est de manger du pain , trouver du travail.
D'autres classes, quoique possédant la fortune , ont à peine un èelair de bonheur. Telle femme a été belle et heureuse quelques instants ; mais bientôt passée et dé* laissée, elle a tratné une fastidieuse vieillesse. Rien ne dure si peu , n'esl si vite fané que les femmes civilisées : aucune classe ne doit plus souhaiter de revivre dans cette Harmonie sociétaire, où l'on pourra, sur une carrière de i44 ans (i) (terme approximatif), compter 4âO ans d'exercice actif en amour , avec des chances de sympathies artificielles, dont les détails, lorsqu'ils seront con-
(i) Je n'indiqua pas 144 aiis poiir tenne moyen de là vitalité dos harmoaiens, mais pour terme parfait qui est celui d'un sur douze ; de sorte que , de i2 harmoniens nés le même jour, il en parviendra un \ 144 ans , â 3i lâO ans; et de 144 individus nés le même jour, on en verra un atteindre ii 192 ans, â^e centenaire d'Harmonie. En Civilisation même on a vu Jean Rovin , Hongrois, atteindre Tftge 4§ 172 ans, sa femme 164, sesenfiuiu^ Macra£;e 142 , I^ubtiman 140.
PftEfllÈRE PÂHTIfi^ PlVot DIRECT. 32^
QUS, feront «afisager en piiîé la carrière amoiffeDse de GiYilMatiOD ; carrière dont les développements » même cbez une €léopâtre ou une Lais, ne peuvent s'élever qu'au 8«. d'essor des amours d'harmonie composée (8®. période).
Encore cet essor des amours civilisés, déjà réduit à l/«o, sur les développements , est-il réduit à IJS^. sur la durée moyenne , à 15 ans au Heu de lâO; ce qui le borne, par réduction coDq)osée, au 64^., proportionnément à la carrière amoureuse d'une barmonienne.
Mêmes disgrâces pèsent, en affaires d'ambition, sur le sexe masculin. On en voit l'immeiise majorité se consumer en efforts d'intrigue , sans pouvoir atteindre aux emplois ni à la fortune , et tomber à la fin dans l'apathie et le dégoût de la vie ^
Beaucoup de civilisés sont condamnés à l'inquiétude perpétuelle, par la pression é^une dominante engorgée; c'est-à-dire par une passion impérieuse qu'ils ne peuvent ni ne pourront jamais contenter, faute de fortune, comme le goût des voyages, le goût des bâtiments, etc. Ce penchant qu'un homme pauvre ne saurait satisfaire , devient pour lui le vautour de Tilyus, le mal-être continu. Combien de civilisés y sont plongés , gar engorgement de / qiielque passion dominante !
L'dfet est bien plus remarquable chez ceux qui sont pressés par une dominante inconnue ^ comme Jules-César qui , parvenu au trône du monde , se plaint de n'y trouver que le vide; ou comme Maintenon citée 294-, et N. 296. Geux-ià sont tourmentés par une ou plusieurs des trois distributives (table 164), qui ne sont pas connues des civilisé». Quand on est pressé par une ou plusieurs des quatre affectives^ ou des cinq sensUives^ ou sent fort bien d'où naissent V inquiétude et le vide affreux ^ 294. Didon,
3â4 PftOLÉGOMËlffES.
après la faite d'Enée , sait trop que son inquiétude natt de t'amour ; et Iras attendant les restes de la table de Pénélope y sait bien que son vide affreux est vide de l'estomac et non de rame.
Lorsque j'aurai fait connaître les trois passions distributiyes, chacun pourra analyser exactement ses inquiétudes , ses vides affreux » et conclure que le seul remède est dans le mécanisme des Séries passionnelles qui , par un développement combiné des douze passions, transforme les inquiétudes en charme perpétuel » et ne laisse au cœur humain d'autre vide que celui du temps ; que le regret de n'avoir pas des journées de 48 heures au lieu de 24, pour suffire à l'immense variété de plaisirs qui naissent du règne de la loi divine ou état sociétaire.
Quant à présent, cet état de privation habituelle rallie tous les individus au désir de métempsycose composée, au souhait de revivre avec la fortune, la vigtieur, la langévHé, dans un monde plus juste et mieux organisé.
Lorsqu'une volonté est si généralement prononcée , on doit en conclure qu'elle est destin essentiel de l'Homme. Si elle ne devait pas être satisfaite, il n'existerait aucune proportion entre la destinée et l'Attraction : Dieu serait inhabile en régime dislribulif de cette Attraction qu'on voit pourtant répartie en juste mesure , dans toute la nature animale et végétale , depuis les concerts des astres jusqu'à ceux des animaux industrieux , castors , abeilles , etc., qui, opérant géométriquement, par le seul stimulant de l'Attraction passionnée , nous démontrent qu'elle est coordonnée aux mathématiques, et répartie en juste proportion avec les destinées. Cet indice deviendra certitude quand on connaîtra en plein la théorie du mouvement.
Quant à présent , pour aperçu de l'immortalité et du