‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 113 sur 201 · DU LIBRE ARBITRE. XXXI II · texte numérisé non relu

DU LIBRE ARBITRE. XXXI II

Concluons et reconnaissons dans nos deux guides,, rivaux d'impéritie , deux bambins scientifiques également ignorants sur la nature composée de Dieu et de l'homme „ et sur le mécanisme composé de toute relation, Libre Arbitre ou autre, qui s'établit de l'homme à Dieu. Elevonsnous au-dessus des vues rétrécies de nos deux pédagogues : spéculons en sens composé, sachons concilier et faire marcher de front les droits de Dieu et de l'homme. Pour en assurer l'essor réciproque, est-il d'autre voie que les Séries passionnelles, où l'Attraction est toujours de concert avec la Raison pour fonder l'équilibre des passions sur l'affluence des plaisirs.

Je ne me suis point arrêté aux subtilités de l'école sur le Libre Arbitre. Je ne les ai lues ni ne dois les lire , mors objet n'étant que de réclamer en faveur de Dieu, qu'on veut compter pour rien en Libre Arbitre et spolier et paralyser en comprimant les ressorts sociaux dont il est moteur. L'effet de cette violence est comparable à celui d'une partie où l'un des joueurs entrave son partenaire. Il ne reste plus d'intrigue et de charme ni pour l'un ni pour l'autre ; et telle est la situation de Dieu dans ses rapports avec ce Globe où nos sciences l'ont forcé a abandonner la direction active du Mouvement. II n'intervient que passivement, par l'entretien des ressorts passionnels que l'homme ne peut pas détruire, mais que Dieu ne peut pas diriger en harmonie tant qu'on ne lui accorde pas sa moitié de régie , sa garantie de libre concours avec la raison humaine , concours qui ne peut s'établir que par la synthèse de l'Attraction ou mécanisme des séries passionnelles.

Objection : c Si Dieu est assez généreux pour concéder moitié à la raison humaine dans la direction sociale des

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