ÎXXIV DU LIBRE ARBITRE
globes, il ne devrait pas lui concéder tout, comme il paraît le faire, en accordant à la raison cette faculté d'éliminer Dieu de !a direction active 5 il aurait dû se ménager des moyens d'amener la raison à résipiscence. »
Un te! argument rentre dans le système du fatalisme. La raison humaine y serait assujettie, si elle ne jouissait pas de la plénitude d'option entre le concert avec Dieu ou l'isolement de Dieu. Elle est toujours à temps de revenir à cette alliance, et les égarements de raison dans un siècle n'interdisent pas au siècle suivant le retour à des opinions plus sensées. Ainsi Dieu, dans cette exclusion, conserve des chances d'intrigue nécessaire à sa 10e. passion, la Cabaîiste; il conserve les alternats nécessaires à sa 11e. passion ou Papillonne ; elle serait entravée si tous les globes marchaient d'un môme pas à l'harmonie, ou restaient à perpétuité en subversion, quand l'esprit philosophique les y a engagés. Enfin Dieu conserve les chances de Composite nécessaires à sa 12e. passion, car sur cette masse d'environ 1/8 des globes qui dévient de la bonne voie et tombent dans l'arbitraire philosophique, il en est toujours bon nombre qui reviennent successivement à l'équilibre. Quant aux autres , les voies de retour ne leur étant pas fermées et le progrès du luxe exigeant d'eux de chercher de plus en plus une issue des misères de limbe sociale, tout est disposé de manière à intriguer le Mouvement au suprême degré pour Dieu et pour l'homme, sans jamais anéantir le Libre Arbitre de l'un et de l'autre, malgré les entraves temporaires qu'il peut éprouver et qui tournent toutes au préjudice de l'oppresseur.
En effet, qui est-ce qui porte la peine de cette entrave? Elle pèse légèrement sur Dieu, et violemment surl'homme qui la cause. Dieu n'éprouve d'autre contre-temps que