XXXVIII DU LIBRE ARBITRE
ques lueur.5 de Libre Arbitre composé, et qu'elle ne jouit du simple que pour son malheur, puisque la dominance de Raison n'est qu'un pis-aller de la vieillesse et la dominance d'Attraction qu'un écueil pour la jeunesse.
De là naissent les dogmes de circonstance au sujet du Libre Arbitre. On ne veut pas le contester à l'homme. Ce serait tomber dans les préjugés de fatalisme, confondre le crime avec la vertu, et faire passer sur Dieu la responsabilité des torts de l'homme. Pour éviter ces écarts, la science a recours aux libertés négatives. A force de sopbismes , elle transforme en plaisirs nos privations et nos servitudes : elle nous apprend que le Libre Arbitre doit nous conduire à faire ce qui nous déplaît et ne pas faire ce qui nous plaît. La philosophie et la the'ologie nous prouvent que le vrai républicain et le vrai chrétien doivent être en guerre avec leurs passions , être les bourreaux d'euxmêmes pour agir selon Dieu et selon la raison.
La théologie oublie que selon ce dogme, Dieu, à titre de distributeur de l'Attraction , tomberait dans le double vice d'impéritie et de persécution, s'il distribuait aux créatures des penchants incompatibles avec leur Libre Arbitre attraclionnel. Quant à la philosophie, elle oublie qu'on lui demande les libertés positives, et non les négatives qu'elle décore du nom de Raison , classant au rang de mal toutes ou presque toutes les jouissances positives : en quoi elle est bien secondée par la théologie (i).
(i) Nous l'avons déjà dit, les manuscrits de Fouricr sont des brouillons c'cri'.s currente caïamo, que l'auteur n'eut pas publies sans les refondre et les condenser. Nous reproduirons ici une reflexion marginale qui se trouve en face du paragraphe auquel est attache'e cette note , telle que cette réflexion est écrite dans le ma-