LÏI DU LIBRE ARBITRE
du moindre mal : souffrir l'indigence et la faim pour éviter les gibets et les enfers.
Le problème étant d'arriver au Libre Arbitre positif 'et compose, il est clair que la Civilisation ne peut nous le donner et nous ne l'obtiendrons que par l'issue de Civilisation et l'entrée dans un Nouvel Ordre social qui, assurant au peuple l'aisance, le luxe, les plaisirs, et par suite le goût du bon ordre, l'attachement au Régime {de l'industrie attrayante) , dispensera de recourir à la contrainte.
Si les voies coërcitives conduisaient la multitude à son but, au bonheur composé ou destination de l'homme, telle qu elle est définie dans le prologue, on pourrait approuver les deux sciences philosophique et théologique d'avoir comprimé le Libre Arbitre et l'avoir, à force de sophismes, restreint à l'essor négatif: mais au lieu de bonheur composé elles conduisent l'immense majorité au malheur composé, résultat constant des Sociétés civilisée et barbare, et ne oous assurent pas même l'exercice de la Raison, l'un des deux éléments du Libre Arbitre. Elles ne peuvent pas s'entendre sur la fonction de cette Raison dont elles modifient sans cesse les oracles dans leurs innombrables codes £t systèmes. Leur contradiction est pire encore quant aux résultats, puisque ces codes nous donnent tout le contraire de ce que la Raison philosophique nous avait promis, n'opèrent partout que la permanence des fléaux.
C'est donc à bon droit que l'homme se plaint d'être plus malheureux que les animaux qui, étant destinés à l'Attraction simple ou Passion pure , jouissent du plein essor et du Libre Arbitre 5 tandis que nous, destinés au Libre Arbitre composé ou essor combiné de la Passion et de la Raison „ zzms ne jouissons ni de l'une ni de l'autre. Quelques ex-