‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 123 sur 201 · DU LIBRE ARBITRE. XLIII · texte numérisé non relu

DU LIBRE ARBITRE. XLIII

ceptions, bornées au plus à i/8 des hommes, ne servent qu'à constater l'exclusion générale.

Ces considérations n'ont pas échappé aux savants, qui ont escobardé autant que possible sur ce problème du Libre Arbitre. Quelques-uns pourtant, et notamment Voltaire, ont fait sur cet asservissement des hommes et sur les vues de Dieu relativement au bien et au mal, des arguments très-forts et auxquels la science civilisée ne saurait répondre.

L'embarras des savants naît de ce qu'ils n'envisagent le mouvement qu'en sens rétrograde. Le voyant parvenu à îa 4e. limbe ou Civilisation, ils en concluent qu'il ne peut pas s'élever plus haut et ne spéculent que sur la carrière déjà connue. C'est raisonner comme celui qui aurait dit, avant l'expédition de Colomb : c J'ai fait mille lieues dans ^ l'Atlantique, je me suis avancé plus loin qu'aucun autre » navigateur: je n'ai pas découvert de nouveau continent: » donc il n'en existe pas. » Chacun aujourd'hui saurait lui répondre : « 1,000 lieues n'ont pas suffi; retournez et » faites-en 2,000, 5,000 au besoin, i Tel est le tort des Civilisés : ils ne trouveront rien de satisfaisant sur le problème du Libre Arbitre ni sur toutes les questions du Mouvement social, tant qu'ils voudront se borner aux échelons connus, aux quatre limbes Sauvagerie, Patriarcat, Barbarie, Civilisation» Nous allons, en spéculant sur la continuation de Téchelle, réfuter leurs sophismes contre îe Libre Arbitre composé ou libre exercice de la passion et de la raison combinées.

Divisons l'examen en rétrograde et extrograde : nous comprendrons dans la partie rétrograde l'état présent et passé du Mouvement social, et dans l'extrograde l'état futur, les sociétés à venir.

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