‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 186 sur 201 · ARTICLE ONZIEME · texte numérisé non relu

ARTICLE ONZIEME

Leçon classique.

La leçon romantique a été purement négative, quoique j'eusse pu y traiter en positif de beaux problèmes, comme la recherche du régime édénien. Mais les romantiques ayant compromis leur genre, en l'affectant a la frivolité et négligeant l'utile , il vaut mieux adapter une science neuve au genre classique, non suspect de vision. Je me suis donc borné à faire entrevoir qu'on pourrait, avec plein succès, produire ma théorie en sens romantique : elle serait même plus hardie, plus grandiose et aussi juste qu'en classique où je vais, selon mon engagement, bat- Ire les philosophes avec leurs propres armes, et déduire mon calcul sociétaire de leurs principes mêmes, après quoi je l'établirai d'après les miens qui conduiront au même but.

C'est bien à tort que les quatre sciences philosophiques s'accusent réciproquement de n'avoir pas de principes. Je les en ai badinées dans la petite note (iso) : elles ont un tort bien plus grave en fait de principes; c'est de ne pas savoir employer les bons dont elles sont bien pourvues, de les confondre avec les mauvais, compromettre et avilir les bons par cette confusion.

J'ai réuni (II , 129) une petite collection de ces bons principes philosophiques, dont le principal est que l'homme est miroir de l'univers, et le mouvement , miroir progressif de lui-même. Voyez pour application la note \, annexée à cet article. Je vais mettre en scène quelquesuns de ces préceptes que la philosophie recommande comme boussole, et qu'elle refuse de pratiquer. Ils nous indiqueront la marche à suivre en théorie sociétaire. Celte

base une fois yosèepar les philosophes mêmes, il restera à vérifier si mon traité satisfait à leurs conditions.

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