‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 90 sur 201 · ANTIENNE · texte numérisé non relu

ANTIENNE

De toutes les bévues de notre siècle , il n'en est pas de plus funeste que l'esprit de liberté, bon et très-louable abstractivement, mais si mal dirigé, en application, qu'il a rallié aux bannières du despotisme ceux même qui avaient penché pour la liberté. Une fâcheuse épreuve a démontré qu'il n'y a qu'illusion et péjorantisme dans ces belles théories.

Pourquoi donc les nations civilisées ne sont-elles pas aptes à jouir d'un bien qui est l'objet des désirs collectifs et individuels? Question bien digne de notre attention ! C'est la première qui doit nous occuper dans une analyse de la Civilisation : il faut d'abord démontrer dans le mécanisme civilisé aberration spéculative, ignorance des conditions de liberté collective et individuelle. Ce sera l'objet de la lre. section, d'où nous passerons à l'analyse des erreurs pratiques et des ressorts dont le jeu mal dirigé I. A

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