PREMIÈRE PARTIE. PIVOT DIRECT
monde que dans celui-ci. C'est encore une bizarre idée de nos fabricateurs d'Elysôcs, que d'avoir nivelé tous les élus; tant il est vrai que le Philosopbismea faussé en tout sens les idées , et que les ennemis mômes de cette science en adoptent, sans s'en apercevoir, une foule de préventions.
Bref, les trans-mondains sont de 12 degrés, dont 5 mixtes, et ces degrés ne sont point grades de faveur, mais grades de fonctions. Le i®"". dc^vé, bas pivot, est occupé par nos âmes en ce monde. Suivent onze échelons d'âmes trans-mondaines; total 12. L'octave est fermée en 13**. degré , haut pivot, par la planète même , la grande âme adhérente au corps de l'astre. En le quittant elle est comme nous sujette à la mort et à la souffrance, parce que son corps est tout à la fois d'espèce terre-aqueuse et éther-aromale.
Les âmes de tous degrés participent dans l'autre vie aux sensations corporelles de la planète; elle est languissante et presque malheureuse , tant que dure l'état de lymbe sociale , état commun à la grande âme comme aux âmes individuelles. Cet état réduit la grande âme, et par unité le grand corps planétaire , au rôle de lépreux , êtres infectés de contagion physique et morale , séquestrés du monde céleste , privés de commerce aromal avec les autres astres. Ceux-ci risqueraient l'infection s'ils communiquaient en plein avec une planète Engagée en lymbes ascendantes, Ou retombée en lymbes descendantes (0.
(1) Les lymbes descendantes occupent, dans la 4«. phase de la carrière sociale, tableau 271 , les contre-numéros des ascendantes, tableau 35; savoir : 26 Sérisopbie postérieure.
27 Garantisme. 28 Civilisation. 29 Barbarie. 50 Patriarcat. 31 Sanvagisnne. 32 Eden postérieiu*.
Dans l'une et l'autre phase , estimées à I/O®, de carrière 271 , l'astre est en état de contagion aromale , et les autres astres le tiennent en quarantaine quant aux communications. L'on se borne à lui fournir amplement le nécessaire aromal , comme à un navire pestiféré à qui on donne , sans contact , ce dont il a besoin pour subsistance et traitement , et même pour agrément.
Les astres suivent entre eux pareille méthode en cas de contagion aromale causée par l'état subversif: ils traitent une planète en lymbe sociale, comme nous traitons un vaisseau atteint de la peste : on lui prodigue le nécessaire et même l'agréable; on ne lui refuse rien, mais on l'isole de communications libres et intimes.
Les relations sensuelles des planètes s'opèrent, quant au matériel, par cordons aromaux sur lesquels glissent les arômes envoyés d'un astre à l'autre, comme on voit , dans nos feux d'artifice, l'étincelle glisser sur un dragon de corde enduite, qui, si elle était prolongée, pourrait communiquer le feu à une distance infinie.
Les âmes des défunts (âmes plus vivantes que les nôtres) sont aussi malheureuses que nous, tant que dure l'état de gêne et de quarantaine que je viens de décrire : ces âmes jouissent pourtant de divers plaisirs qui nous sont inconnus, entre autres le plaisir (ïeœister et de se mouvoir. Nous n'avons pas connaissance de ce bien-être, comparable à celui d'un aigle qui plane sans agiter les ailes. Tel est dans l'autre monde l'état des défunts ou trans-mondains; pourvus d'un corps aromal bien plus léger que l'air, ils planent dans l'air, et de plus dans l'épaisseur de la terre, dont ils peuvent saus obstacle traverser les rochers les plus compactes.
Il nous arrive parfois, pendant le sommeil, de goûter